Le 25 janvier 2006
Volume 4
Numéro 3
L'Action
Les francophones ont aussi leur Indiana Jones
Par : Stéphane Fortier
Editeur : L'Action
London-
Des aventures à travers le monde, des photos dignes d’être publiées dans les plus grands magazines, c’est ainsi que l’on peut résumer l’exposition consacrée à Jean-Marc Bourassa à la Gallery in the Grove présentée pendant le mois de janvier.
Jean-Marc Bourassa, résident de Sarnia, est vétérinaire de métier, mais possède la touche magique des meilleurs photographes mondiaux. Mais il ne faut surtout pas lui dire car cela l’enrage. De fait, si une personne de son entourage ne l’avait pas incité à mettre ses œuvres en valeur, elles traîneraient encore dans ses tiroirs.
Rien qu’à voir l’exposition de ses œuvres, intitulée World Perspectives, bien peu de coins du monde demeurent inconnus pour lui. Avec son sac à dos, armé de ses deux appareils photo et ne comptant que sur les moyens du bord pour se déplacer, l’autobus, le train et la plupart du temps en faisant du stop partout où il se trouvait, Jean-Marc Bourassa a sillonné les cinq continents. En fait pour lui, il y en a sept, car il ajoute l’Amérique du Sud et l’Antarctique.
C’est dans les années 80 que Jean-Marc Bourassa a effectué ses périples dans 74 pays. « Mon premier défi a toujours été de parcourir tous les continents. J’ai commencé par le Canada d’un océan à l’autre alors que j’avais 17 ans. Plus tard, j’ai découvert l’Europe, mais je trouvais que trop de villes étaient semblables. Il me fallait plus d’exotisme », explique le photographe. Quoi de plus exotique qu’un arrêt chez les Papous, peuple qu’il a adoré, les Tibétains et les tribus de l’Amérique du Sud.
«Chez les Aucas, en Amérique du Sud, j’ai pris une photo dans l’obscurité en utilisant le flash et un des guerriers, se sentant probablement menacé, m’a bien vite piqué de sa lance », relate-t-il. Toujours en Amérique du sud, il a tenté de franchir 150 kilomètres dans la jungle, de la Colombie jusqu’au Panama. C’était le début de la saison des pluies et une partie de ce territoire a rapidement été inondée.
Il a flotté grâce à son sac à dos pendant plusieurs kilomètres et a finalement été rescapé par un gardien qui lui a probablement sauvé la vie. Au Pérou, une femme inca, vivant aux abords du lac Titicaca, lui a lancé des pierres. Elle ne devait pas aimer les photographes.
Pris pour un espion en Afrique, M. Bourassa a été arrêté et mis en prison pendant deux jours. Il a ensuite été déporté en Tanzanie. Toujours en Afrique, Il a été témoin de rites vaudous effrayants pratiqués par une tribu qui égorgeait des animaux.
En ajoutant à cela, une rencontre avec des pygmées du Congo, des aborigènes d’Australie, son admiration pour la culture et la religion des Indiens et surtout, sa rencontre avec Mère Teresa à Calcutta et le tableau de cet Indiana Jones francophone sera complet.
Ce serait un véritable crime de ne pas voir, un jour, ces merveilleuses photos publiées dans un bouquin. Voilà donc une mission pour son entourage pour les prochaines années soit de réduire quelque peu le niveau de sa modestie.
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