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Publié le mercredi 7 juillet 2010 | Mis à jour le mercredi 7 juillet 2010
La pointe Est de l’Ontario pourrait un jour (pas trop lointain) avoir sa première CUMO (Coopérative d’utilisation de la main-d’œuvre). Des initiatives de l’Union des cultivateurs ont récemment reçu du financement pour avancer ce beau projet. Sur la photo: Étienne Séguin – copropriétaire de la ferme laitière où se déroulait l’annonce; Pierre Lemieux – député fédéral de Glengarry-Prescott-Russell; et Simon Durand – directeur général de l’Union des cultivateurs. Photo Agricom.
La pointe Est de l’Ontario pourrait un jour (pas trop lointain) avoir sa première CUMO (Coopérative d’utilisation de la main-d’œuvre). Des initiatives de l’Union des cultivateurs ont récemment reçu du financement pour avancer ce beau projet. Sur la photo: Étienne Séguin – copropriétaire de la ferme laitière où se déroulait l’annonce; Pierre Lemieux – député fédéral de Glengarry-Prescott-Russell; et Simon Durand – directeur général de l’Union des cultivateurs. Photo Agricom.

Études pour la fondation d’une CUMO dans l’Est de l'Ontario

Journal Agricom

Saint-Pascal-Baylon (Ont.) - Dans le long processus d’aider à la formation et à la rétention de travailleurs agricoles qualifiés pour des périodes d’emploi temporaires, l’Union des cultivateurs franco-ontariens vient d’obtenir une subvention maximum de 34 000 dollars pour la mise sur pied éventuelle d’une première coopérative d’utilisation de la main-d’œuvre agricole (CUMO) en Ontario.

La CUMO a comme objectif de fournir une main-d’œuvre d’appoint aux entreprises agricoles participantes, tout en permettant aux travailleurs de jouir d’un emploi à temps plein et de certains avantages sociaux.

« Depuis plus de cent ans au Canada, les coopératives permettent à des milliers de gens et de communautés de répondre efficacement à leurs besoins, a déclaré le député fédéral Pierre Lemieux, qui a fait l’annonce. La création de cette coopérative permettra non seulement aux agriculteurs de la région de Clarence Creek d’obtenir des services de qualité, mais assurera également à des employés de ferme un travail à temps plein toute l’année. »

L’objectif de la coopérative sera d’offrir aux agriculteurs membres des ressources humaines compétentes qu’ils ne pourraient s’offrir individuellement. Les agriculteurs ont besoin de main-d’œuvre temporaire, une position que peu d’employés de ferme sont prêts à assumer.

La coopérative sera l’unique employeur de la main-d’œuvre agricole, lui fournissant du travail à temps plein toute l’année. On s’inspirera des expériences concluantes des CUMO du Québec pour les adapter aux réalités de l’Ontario.

« Beaucoup de producteurs ont des besoins ponctuels de main-d’œuvre, en ce sens qu’ils n’ont que quelques heures de travail à offrir », a expliqué Simon Durand, directeur général à l’Union des cultivateurs.

Trouver et retenir de la main-d’œuvre agricole fiable et qualifiée, est un problème pour les fermes de la région, confie Étienne Séguin, l’un des copropriétaires de la Ferme St-Malo qui était hôte de l’annonce de la subvention, une ferme laitière de 80 vaches en lactation à Saint-Pascal-Baylon dans l’Est ontarien.

La coopérative d’utilisation de main-d’œuvre (CUMO) de l’Est Ontarien est l’un des nombreux projets financés par l'Initiative de développement coopératif (IDC), un programme de 19,1 millions de dollars sur quatre ans qui permet d'aider les Canadiens à mettre sur pied de nouvelles coopératives et à expérimenter des façons novatrices d'utiliser le modèle coopératif.

Cette initiative a réussi à mettre la solution coopérative davantage à la portée des Canadiens en améliorant l'accès aux services consultatifs, en aidant les coopératives à mobiliser les ressources dont elles ont besoin pour réussir et en contribuant à la recherche et au développement des connaissances. L’IDC a financé plus de 1500 projets coopératifs jusqu’à date, et a aidé la mise sur pied de 200 nouvelles coopératives au pays.

L’Union a aussi reçu une aide financière complémentaire de la part de l’Institut de gestion agricole de l’Ontario (AMI), afin de réaliser une étude de faisabilité et de coûts d’opération en parallèle avec le projet approuvé par l’IDC.

L’étude de faisabilité permettra d’évaluer de façon plus précise les besoins en main-d’œuvre ponctuelle et de préciser ce que les agriculteurs sont prêts à consentir pour se payer un tel service.

Editeur : Agricom


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