Publié le mercredi 7 octobre 2009

Nouveau roman du «Métis d’Urbainville»

Melvin Gallant, surnommé pour l’occasion le «Métis d’Urbainville», vient de faire  paraître aux Éditions de la Francophonie son tout nouveau roman historique  «Le Métis de Beaubassin», basé sur la vie de Michel Haché dit Gallant.
Melvin Gallant, surnommé pour l’occasion le «Métis d’Urbainville», vient de faire paraître aux Éditions de la Francophonie son tout nouveau roman historique «Le Métis de Beaubassin», basé sur la vie de Michel Haché dit Gallant.
Jacinthe Laforest
Le «Métis d’Urbainville», c’est nul autre que Melvin Gallant, auteur, romancier, historien à ses heures. Il vient de publier, aux Éditions de la Francophonie, son tout dernier roman, «Le Métis de Beaubassin».
Ce roman historique de 328 pages met en vedette nul autre que l’ancêtre des Gallant d’Amérique, Michel Haché dit Gallant.

Ici à l’Île-du-Prince-Édouard, nous connaissons Michel Haché dit Gallant comme le fondateur de Port-La-Joye. On ne peut nier le rôle qu’il y a joué. Cependant, à son arrivée à l’île Saint-Jean, il avait déjà environ 60 ans et 12 enfants, tous nés à Beaubassin.

«Mes recherches m’ont confirmé que Michel Haché Gallant a joué un rôle très important à Beaubassin. C’est devenu évident que pour parler de Michel Haché Gallant, je devais parler de Beaubassin.»

Melvin Gallant était au Musée acadien de l’Île-du-Prince-Édouard à Miscouche le dimanche 4 octobre pour y lancer son nouveau roman historique. De nombreuses personnes sont venues le rencontrer et il a vendu et signé de nombreux livres.

Sur une table, dans le foyer du Musée, l’on pouvait voir une partie des livres écrits par Melvin Gallant. Le «Métis d’Urbainville» a à son actif une oeuvre impressionnante.

Mais pourquoi l’appelle-t-on Métis d’Urbainville ? C’est bien entendu un rappel du titre du livre. C’est aussi parce que Melvin Gallant vient d’Urbainville. C’est aussi une reconnaissance du fait que par leur ancêtre commun, tous les Gallant sont des métis. En effet, les historiens s’entendent sur les origines métis de Michel Haché Gallant.
«Selon son baptistère retrouvé à Québec, Michel est né en Acadie, et est le fils d’un Français et d’une Esquimaude. Or, nous savons qu’en Acadie, il n’y avait pas d’Esquimau mais qu’il y avait des Amérindiens. Nous pouvons donc penser qu’il est le fils d’une Amérindienne et que par conséquent, tous les Gallant et les Haché sont des Métis», a expliqué Melvin Gallant.

L’action du livre couvre une période qui finit vers 1720, alors que Michel Haché Gallant arrive à Port-La-Joye. «Peut-être qu’il y aura un deuxième livre. Il y aurait matière à cela. Si je décide d’écrire ce livre, je me rendrai jusqu’à la Déportation… Je n’ai pas encore décidé, mais c’est une possibilité, si Dieu me prête vie…», a-t-il répondu à une question de Georges Arsenault, féru d’histoire, qui dit avoir beaucoup aimé le livre.

Malgré les trois années qu’il a passées à faire des recherches et à rédiger son livre, Melvin Gallant n’a pas trouvé une origine crédible au surnom de Gallant qui a été attribué à Michel Haché.

«J’ai trouvé quelques théories, qu’il était galant avec les femmes, qu’il était brave au combat, mais je ne les ai pas retenues. J’ai décidé d’en inventer une», raconte l’auteur.

Le Métis de Beaubassin est en vente dans plusieurs endroits, entre autres au Musée acadien de l’Î.-P.-É.

Lire autres articles : La Voix acadienne

 

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Ottawa, dimanche 1 août 2010 2:08 HAE

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