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Publié le vendredi 16 avril 2010
Quand on est deux, ça va deux fois mieux!
Le Conseil de développement économique de l’Alberta (CDEA) a tenu, les 9 et 10 avril, un congrès du mouvement coopératif francophone de l’Alberta. Une façon de donner un nouveau souffle à un mouvement qui a perdu de la vitesse dans les dernières années.
Le congrès, qui avait lieu à Beaumont, a connu un certain succès avec une trentaine de participants. « Nous voulions rassembler les gens intéressés dans le mouvement coopératif pour essayer de le relancer », affirme le directeur général du CDEA, Marc Tremblay. Selon lui, malgré le fait que le mouvement est relativement connu, plusieurs personnes ignorent ce qu’il est vraiment. « Le mouvement coopératif peut contribuer au développement communautaire francophone de la province et de l’Ouest canadien », croit-il. Selon la directrice générale de la Fédération canadienne des coopératives de travail, Hazel Corcoran, qui était présente au congrès, le mouvement coopératif a connu un certain essoufflement dans la francophonie albertaine pour plusieurs raisons. « À une certaine époque, le mouvement était très fort ici. Mais peu à peu les coopératives sont devenues bilingues, puis majoritairement anglophones. On a donc vu dans le mouvement un processus d’assimilation », explique-t-elle. Delà, selon la directrice, la perte d’intérêt devant cette formule. C’est pourquoi elle juge qu’il faut faire les choses différemment pour éviter que la même chose se produise à nouveau. « C’est important de garder le fait français de nos coopératives », indique-t-elle. Les deux journées du congrès auront permis aux personnes présentes d’apprendre à se connaître, découvrir les ressources mises à leur disposition et se concerter sur les valeurs, les priorités et la vision commune des acteurs autour de la table. D’ailleurs, le CDEA a été nommé chef de file du dossier. Pour le directeur de la caisse de Beaumont, Camille Bérubé, qui était l’hôte du congrès, c’était là un excellent exercice de réseautage. « Nous étions heureux de participer. La caisse est l’une des plus grandes coopératives dans la province présentement. On voulait montrer notre histoire, mais aussi voir les possibilités et appuyer les autres », signale celui qui évolue dans le milieu coopératif depuis plus de 30 ans. « Il est clair que les coopératives sont une formule qui a fait ses preuves et que ça peut marcher dans la province. Regrouper des gens avec des buts très semblables permet un regroupement des ressources financières et humaines, des outils, des connaissances, etc. Ça permet donc d’accomplir beaucoup plus », ajoute Camille Bérubé. Pour lire la version complète de cet article, abonnez-vous à la version électronique du Franco en cliquant ici
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