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Photo : Julie Poulin
Christine Grondin montre quelques-unes de ses créations. Sa fille Lilia et elle-même portent également des vêtements de sa signature.
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Elle crée des vêtements avec des bouts de tissus recyclés
Julie Poulin
Christine Grondin est une maman à la maison qui n’a pas le temps de s’ennuyer. Quand elle ne vaque pas à ses tâches quotidiennes, elle s’installe dans son petit atelier, fouille dans sa réserve de bouts de tissus recyclés et les transforme en vêtements.
Mais attention : pas question d’utiliser de vieilles guenilles. La jeune artisane choisit avec soin son matériel. « Je sélectionne les tissus pour leur qualité, leur beauté. La plupart proviennent de vêtements que des gens ont aimé porter, mais qui ne leur font plus. Je leur redonne une seconde vie », a-t-elle précisé.
Elle affectionne les textures, les motifs, les couleurs, qu’elle marie afin de créer des pièces uniques et originales. Chacune de ses pièces porte sa touche fantaisiste personnelle.
Elle se défend toutefois d’être une couturière experte. « J’ai commencé à coudre il y a seulement trois ans. J’ai appris vite, mais je ne peux pas faire tout ce que je veux facilement. Pour l’instant, je ne me sers que de quelques patrons, même si aucun morceau ne se ressemble. Et je confectionne surtout des chandails, des camisoles et des jupes », a mentionné madame Grondin.
À ses débuts, elle habillait principalement sa fille (aujourd’hui âgée de huit ans) et ses amies. Aujourd’hui, elle tient une boutique virtuelle (www.christinegrondin.etsy.com) à partir de laquelle elle vend régulièrement de ses créations, dont le prix varie entre 30 $ et 175 $. « Mais je dirais que le prix de la plupart de mes pièces tourne autour d’une cinquantaine de dollars », a-t-elle spécifié.
La jeune femme ne vise pas l’autosuffisance. « Pour moi, la confection de vêtements demeure un hobby. Je m’y adonne par plaisir, quand ça me tente. J’ai un côté très artistique qui me vient de mes deux parents. J’aime le bricolage, j’aime créer et fabriquer avec mes mains. Si je ne cousais pas, je ferais autre chose d’artisanal, c’est sûr! », a-t-elle confié.
Le grand public pourra très bientôt la voir à l’œuvre et découvrir le fruit de son travail : elle participera à la Rencontre des métiers d’arts, au Palais des congrès d’Edmundston, du 29 avril au 1er mai.
Editeur : Info Week-End
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