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Publié le mercredi 7 octobre 2009 | Mis à jour le mercredi 7 octobre 2009

Nouvelles

Des férus de Lada se sont réunis au Parc Kildonan, le 26 septembre, pour rendre hommage à leur marque d’auto fétiche.
Des férus de Lada se sont réunis au Parc Kildonan, le 26 septembre, pour rendre hommage à leur marque d’auto fétiche.

Lada, quand tu nous tiens!

Paul Ruban

Elles sont rares, mais il y en a encore, et elles roulent! En 2009, la Lada attire toujours ses fans, séduits par son cachet original et sa fiabilité.

Les blagues sur les Lada abondent. «  Pourquoi la vitre arrière d’une Lada est-elle chauffée? - Pour ne pas se geler les mains quand on la pousse. » Ou encore : « Comment doubler la valeur d’une Lada? - En faisant le plein. »
Malgré sa réputation de voiture peu fiable, la mythique marque d’automobile russe demeure l’objet de respect et de vénération pour des enthousiastes à travers le monde.
À Winnipeg, quelques passionnés se sont réunis au Parc Kildonan le 26 septembre pour honorer leur marque d’auto fétiche, à l’occasion de la deuxième édition du barbecue annuel Lada Fest. Un féru a même fait le trajet depuis la Saskatchewan pour s’y rendre.
« La Lada, c’est un mode de vie, déclare sans détour le Franco-Manitobain, Richard Loiselle. C’est l’attrait d’un véhicule hors-norme. C’était mon premier véhicule et je l’ai acheté parce que c’était original et anti-conformiste. Et quand la batterie meurt, tu peux redémarrer l’auto avec une manivelle, comme un modèle T Ford! »
« Je suis tombé amoureux de ma Lada, même si je n’arrive pas à entendre la radio sur l’autoroute, lance avec humour le propriétaire d’un modèle Niva 1996 racheté pour seulement 300 $, Dean Baker. C’est une auto qui reste dans le sang. On ne pense qu’à la prochaine modification qu’on y apportera. »
« Je conduis maintenant une Honda Acura, mais ce n’est pas pareil, regrette Beth Scherpenzeel. La stabilité et l’aplomb de la Lada me manquent. J’ai déjà fait un tonneau avec ma vieille Lada par-dessus le talus du Pont Disraeli, et m’en suis sorti qu’avec quelques bleus. C’est une auto très solide. »
« J’en suis à ma quatrième Lada, annonce pour sa part Eric Lundgren. J’ai acheté ma première par erreur à une vente aux enchères en 1984; je croyais faire une offre sur une Chevette! Ma femme l’a tellement aimée que je lui en ai achetée une aussi. Un des inconvénients, par contre, c’est qu’il est difficile d’obtenir des pièces de rechange en cas de panne. »
La Société d’assurance publique du Manitoba fait savoir qu’à la date du 1er septembre, 19 Lada étaient immatriculées dans la province.
Beaucoup apprécient la performance du véhicule sur les routes enneigées, en partie grâce à un empattement élevé et étroit. « Les Lada roulent à merveille l’hiver, assure Richard Loiselle. En plus, elles chauffent vite et fort. »
Suite à accord signé en 1966 entre l’Union soviétique et le conglomérat automobile italien Fiat, l’entreprise russe AvtoVAZ modifie la Fiat 124 pour le climat soviétique et fabrique la première Lada : le modèle VAZ-2101 Jigouli.
Si AvtoVAZ demeure le leader russe de la construction d’automobiles, le géant n’est pas à l’abri de la crise économique mondiale. Le 24 septembre, le constructeur de la Lada, dont 25 % est détenu par le français Renault, a annoncé une suppression de 27 600 emplois.
Certains Européens de l’Est ont été surpris de voir une file de Lada rangées les unes derrière les autres au Parc Kildonan.
« Ça rappelle de beaux souvenirs, se remémore avec nostalgie l’originaire de Kiev, Igor Kumock. J’avais une Lada Jigouli 1972. Une Lada c’est comme le drapeau national, c’était un emblème de l’Union soviétique. »

Editeur : La Liberté