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Agnès Champagne est la nouvelle directrice du Bureau de développement pour le Centre de nature FortWhyte et un atout pour le centre de par son bilinguisme.
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Agnès Champagne pour développer FortWhyte
Camille Séguy
Après une pause de près d’un an pour se consacrer à sa famille, Agnès Champagne a pris un nouveau poste au Centre de nature FortWhyte.
L’ancienne directrice générale du Centre culturel franco-manitobain (CCFM), Agnès Champagne, est désormais la nouvelle directrice du Bureau de développement du Centre de nature FortWhyte à Winnipeg. Elle est entrée en poste le 6 juillet dernier.
« Je vais m’occuper de faire les collectes de fonds, indique Agnès Champagne. FortWhyte est un organisme à but non lucratif qui reçoit très peu de fonds gouvernementaux, donc il nous faut des fonds privés. »
Avec un budget d’environ 2 millions $ par an pour une surface de 640 acres, le défi est de taille.
« Je suis en train de développer un plan pour la collecte de fonds, précise Agnès Champagne. Je viens juste de commencer donc j’absorbe encore beaucoup de nouveautés, mais je sais qu’il y a déjà des événements spéciaux organisés pour collecter des fonds, comme un tournoi de golf ou encore un barbecue. »
Nouvelle vie
Agnès Champagne est d’autant plus satisfaite de son nouvel emploi que « l’endroit cadre avec mon vécu et mes valeurs personnelles, confie-t-elle. Il est inspirant. J’ai toujours beaucoup aimé y aller, en visite ou en retraite avec mon équipe du CCFM ».
Le Centre de nature FortWhyte est né de la création accidentelle de lacs artificiels par la cimenterie Lafarge quand ils creusaient pour leur industrie il y a plus de 50 ans.
« Comme il n’y avait presque plus d’oies sauvages dans la région à l’époque, ils en ont installé un groupe, et FortWhyte s’est développé de là, raconte Agnès Champagne. C’était très avant-gardiste. C’est un coin de prairie dans la ville. »
Lien
francophone
Si Agnès Champagne a démissionné des conseils d’administration où elle œuvrait quand elle a quitté le CCFM, elle n’a toutefois pas rompu avec « l’élément francophone », remarque-t-elle.
« Je me suis rendue compte en arrivant à FortWhyte que beaucoup de francophones ou francophiles, souvent issus de l’immersion, travaillaient ici comme employés ou bénévoles, souligne-t-elle. J’y ai même retrouvé des Franco-Manitobains que je connaissais!
« Le français est partout maintenant, poursuit-elle. Il y a une nouvelle génération de gens qui veulent parler français et qui en sont fiers. Ils voient le fait de parler deux langues comme un enrichissement. »
La directrice des ressources humaines du Centre de nature FortWhyte, Michelle Eldridge, elle-même bilingue, confirme que « FortWhyte a une capacité bilingue très forte qui est méconnue dans la communauté ».
Elle ajoute que le centre « a la volonté de s’ouvrir à la communauté francophone, et le fait qu’Agnès Champagne soit franco-manitobaine est un atout. Elle va nous aider à créer plus de liens avec la communauté franco-manitobaine. On est heureux de l’avoir parmi nous ».
Editeur : La Liberté
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