Pierre Lemieux fustige l'opposition
Stéphane Jobin
Le député fédéral de Glengarry-Prescott-Russell, Pierre Lemieux, a critiqué avec vigueur le projet des trois partis d’opposition à la Chambre des communes de former un gouvernement de coalition.
Dans une lettre envoyée aux médias de la région en début de semaine, M. Lemieux affirme que son parti a entièrement mérité le droit de constituer le gouvernement lors des élections fédérales du 14 octobre dernier.
«Le privilège de gouverner ne s’accapare pas, il doit être gagné. Pour l’opposition, ce n’est pas une question de démocratie, c’est une question de soif du pouvoir», écrit M. Lemieux.
En entrevue téléphonique, Pierre Lemieux poursuit dans la même lignée. «Comme député élu, je suis complètement contre cette coalition, répète-t-il. L’opposition veut voler le pouvoir. C’est évident que ce n’est pas à propos de l’énoncé économique. C’est à propos de leur besoin de gouverner. Ils ont dit clairement qu’ils allaient voter contre nous, à la première occasion.»
Lundi, le Parti libéral du Canada et le Nouveau parti démocratique se sont entendus pour former, grâce à l’appui du Bloc Québécois, un gouvernement de coalition, et ainsi prendre le pouvoir à la Chambre des communes. Le chef des libéraux, Stéphane Dion, en a par le fait même informé la gouverneure générale, Michaëlle Jean.
Cette décision des partis d’opposition est survenue quelques jours après l’énoncé économique prononcé par le ministre des Finances, Jim Flaherty. Cette proposition contenait notamment des mesures qui ont soulevé l’ire des trois partis d’opposition aux Communes.
Les conservateurs proposaient, entre autres, de soutirer le droit de grève aux fonctionnaires canadiens, en plus de retirer le financement des partis politiques fédéraux, subventions se chiffrant à 1,95$ par vote reçu. De même, l’opposition reprochait au gouvernement de Stephen Harper de ne pas avoir de plan concret pour faire face à la crise économique mondiale qui sévit.
«La coalition ne veut rien entendre à propos des changements sur l’énoncé économique, ils ne veulent rien entendre à propos d’un budget, ils (les partis) ne veulent rien entendre sur ce que les Canadiens pensent. Ils sont centrés sur eux-mêmes et sur leur soif du pouvoir. Ça n’a rien à voir avec la démocratie. C’est ça, le message qu’ils envoient», martèle Pierre Lemieux.
Un travail de communication
Pour le moment, M. Lemieux estime que le travail de son parti consiste à convaincre la population canadienne du non-fondement de cette coalition.
«On devra communiquer avec les Canadiens, pour leur montrer que la coalition essaie de voler le pouvoir. La coalition ne veut pas d’élections, ne veut pas savoir ce que les Canadiens pensent de cette idée. Ils ont peur de ça», continue le député conservateur.
D’ici à lundi, jour où le gouvernement conservateur pourrait tomber, Pierre Lemieux compte entrer en contact avec le plus de personnes possible dans sa circonscription. «Je reçois beaucoup de courriels et d’appels des résidents qui ont de grandes inquiétudes», conclut le député.
Editeur : La Nouvelle
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