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Publié le vendredi 22 octobre 2010 | Mis à jour le mercredi 20 octobre 2010

Grâce au concours Tremplin de l’Office national du film, la jeune cinéaste Marie-France Guerrette a pu faire à nouveau un documentaire Mon père le roi. Il a été présenté le 18 octobre prochain grâce au Ciné-club d’Edmonton

C’est lors du tournage de son premier documentaire Le chœur d’une culture, qu’elle a réalisé grâce au même concours, que Marie-France Guerrette a trouvé le sujet de Mon père le roi. « Un ami m’a parlé de l’histoire de Léonard (le sujet principal du documentaire). Je trouvé cela très intéressant alors je l’ai contacté. C’est comme ça que tout a commencé », explique-t-elle.

L’histoire de cet homme, c’est que son père a tout quitté pour se joindre à une secte basée au Québec. « En parlant avec Léonard, j’en ai appris plus. Comme par exemple le fait que son père l’a enlevé quand il était enfant », précise-t-elle.

Pendant un an, la cinéaste travaille avec Léonard Douziech pour créer ce documentaire. « C’est devenu très personnel. J’ai voulu concentrer mon travail sur l’histoire d’un père et d’un fils et non pas celle d’une secte. C’est une histoire très humaine que je raconte », dit-elle.

Pour parler du passé, Marie-France et Léonard on choisit de se rendre à Saint-Jovite, au Québec, pour tenter de voir le père de ce dernier. « On a plongé sans trop savoir si on réussirait à le rencontrer. Le film tourne donc autour de cette question : est-ce qu’il réussira à voir son père? », précise la cinéaste que l’on peut voir à la barre de l’émission jeunesse Oniva! à la télévision de Radio-Canada.

La grande première du documentaire s’est faite lors de la Fête de la culture de Toronto le 25 septembre dernier. Il a aussi été montré au Festival international de cinéma francophone en Acadie le même jour.

« Ce documentaire est très différent du premier et a un style complètement différent. J’espère qu’il fera penser les gens et que ceux-ci se poseront des questions. La religion est un sujet délicat, alors c’est certain que je suis un peu nerveuse face à la réaction qu’aura le public », avoue-t-elle.

Editeur : Le Franco