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Le 12 janvier 2011
Le Moniteur acadien

Qu’est devenu Haïti depuis un an?

C’est aujourd’hui le premier anniversaire du séisme qui a fait trembler une bonne partie d’Haïti, le 12 janvier 2010. Quelque 200 000 personnes (dont 58 Canadiens) ont péri dans ce séisme tandis que bon nombre de survivants sont aux prises avec des manques de ressources physiques et financières. La prostitution et les viols ont grimpé en flèche depuis ce désastre. Malgré les efforts et la présence des Médecins sans frontières et d'autres représentants d’organismes bénévoles qui tentent de soulager ces personnes malades et sans ressources, il reste que le pays a du mal à se reconstruire. Suite au tremblement de terre, de nombreux dons ont été envoyés en Haïti. Cependant, si le peuple haïtien n’est pas impliqué directement dans les initiatives de reconstruction de son pays, notre générosité et nos prières pourraient bien se trouver vaines, du moins en partie. Un «premier effort» d’élections démocratiques à la présidence de ce pays s’est déroulé en novembre dernier et, depuis, on conteste les résultats. On parle même d’annuler cette élection et de recommencer à zéro. Ce ne serait pas impensable de croire (bien que ce ne soit pas souhaitable) que ce peuple se détourne des élections organisées et qu’il veuille se diriger vers un soulèvement populaire. Tout est possible dans un pays où les gens sont incapables de souffrir davantage! Une femme de Foi! Claudette Bédard, originaire de Montréal, est arrivée en Acadie, en 1967, avec son mari, Jean Daigle, qui avait accepté un poste de professeur en Histoire à l’Université de Moncton. Elle aurait bien pu se contenter de passer ses moments libres pour elle seule et ses deux filles. Mais non! Elle a choisi de s’impliquer directement au service des gens malades. C’est ainsi qu’elle se consacra dans le monde du bénévolat à l’Auberge Henri-Cormier de l’hôpital Georges-L.-Dumont durant 35 ans, ainsi qu’au sein du Carrefour pour femmes. En décembre dernier, étant en phase terminale de sa maladie, on la trouvait au téléphone en train de vendre des billets pour le souper-levée de fonds annuel organisé par le Carrefour pour femmes. Au cours de sa vie, cette femme de Foi n’a pas cherché les hommages ni les médailles. Elle est plutôt devenue une travailleuse engagée «dans l’ombre». Bon repos Claudette! Tu vas nous manquer! Jeannita Thériault


Editeur : Le Moniteur acadien


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