Le 9 février 2011
Le Moniteur acadien
Alward et le patronage politique
Est-ce-que le patronage politique existe au Nouveau-Brunswick actuellement?
On pourrait dire que oui et nous aurions raison. Des récentes nominations à gauche et à droite se font sous la gouverne de David Alward depuis son élection, en septembre dernier, en tant que premier ministre du Nouveau-Brunswick. Ceci en surprend plusieurs puisqu’il a bel et bien déclaré, à maintes reprises, au cours de la dernière campagne électorale qu’il s’éloignerait du processus du patronage politique.
Ce qui nous amène à parler de patronage politique, en partie, c’est le fait qu’Aldéa Landry, ancienne présidente du Conseil d’administration du réseau de santé Vitalité en français sous le régime Graham, a été remplacée par Rino Volpé, frère de l’ancien ministre conservateur, Jeannot Volpé. De plus, certaines rumeurs, non fondées, circulent à l’effet que l’épouse actuelle de Jeannot Volpé serait sur le point d’être nommée à un poste supérieur au sein d’Énergie Nouveau-Brunswick… Ces nominations sont la preuve que le patronage politique existe au Nouveau-Brunswick sous Alward.
C’est juste de penser que bon nombre de fonctionnaires provinciaux actuels pourraient être inquiets concernant leur avenir au sein de la fonction publique provinciale lorsque l’on constate que notre premier ministre Alward semble faire fi de ses promesses électorales, c’est-à-dire, de ne pas se soumettre au processus du patronage politique.
Shédiac à l’écoute de ses citoyens
Une méga-garderie est en voie de formation dans un quartier résidentiel de la municipalité de Shédiac. Ce projet ne fait pas l’unanimité et pour cause.
Les résidants-propriétaires de la rue Miquelon, près du site où l’on projette construire cette méga-garderie, s’opposent au projet. Ce n’est probablement pas le bruit de plusieurs petits enfants joyeux jouant dans la cour le jour qui inquiète les résidants de la rue Miquelon, mais plutôt l’achalandage des voitures pour conduire les bambins à la garderie le matin et les ramener à la maison en après-midi, ce qui pourrait occasionner, certes, des embouteillages sur cette rue paisible et tranquille.
Bravo au maire de Shédiac, Raymond Cormier, ainsi qu’aux membres de son conseil de vouloir exercer une certaine prudence avant d’approuver «les yeux fermés» ce projet capable de déranger la tranquillité de certains citoyens de leur municipalité. Comme l’exprimait une intervenante lors d’une réunion récente du conseil municipal, «il y a d’autres endroits plus propices pour construire une telle méga-garderie».
Jeannita Thériault
Editeur : Le Moniteur acadien
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