Le 23 février 2011
Le Moniteur acadien
Enrayer l’obésité chez nos jeunes…
On pourrait dire que plusieurs d’entre nous souffrons d’un gain de poids suite aux Fêtes. Pour certains, ce gain de poids disparaît en mangeant moins, en mangeant mieux et en faisant plus d’exercices. Pour d’autres, c’est moins évident puisqu’ils vivent avec un excès de poids depuis qu’ils sont très jeunes.
On se rappelle la gloire de nos mères d’antan qui se vantaient d’avoir de jeunes bébés qui mangeaient «tout leur pablum». C’était leur fierté de voir leurs bébés grossir de jour en jour! Nos mères ne se rendaient pas compte qu’elles voulaient parfois faire grossir démesurément leur enfant, assurant ainsi un appétit glouton et de mauvais augure pour leur avenir. L’estomac était généreux. Il acceptait toute la nourriture qu’on lui envoyait. Sa seule réaction était l’émission, de temps en temps, d’un rot en surplus!
Aujourd’hui, bien que la pratique de différents sports soit encouragée chez nos jeunes, il y a toujours la télévision qui les attire davantage durant leurs moments libres. On rapporte que nos jeunes passent plus de six heures par jour devant la télé, sur semaine, et plus de huit heures par jour durant les fins de semaine. Nous vivons à l’heure des pitons, que voulez-vous? Un bon repas «fast food» devant la télévision, qu’y a-t-il de plus agréable? En plus, un repas en famille, ça prend trop de temps…
Pour réagir contre l’obésité qui s’installe sournoisement chez nos jeunes (28% de nos jeunes âgés entre 12 et 17 ans ont un surplus de poids ou souffrent d’obésité) et avant qu’ils deviennent la risée de leurs copains à l’école et, plus tard, au travail, un changement de diète est absolument nécessaire. Il doit y avoir moins de «cochonneries», moins de «pops», et un accroissement des activités physiques.
Le gouvernement du Nouveau-Brunswick semble vouloir faire face à ce problème en s’impliquant dans un plan national qui vise à réduire le taux d’obésité chez nos jeunes.
Certes, c’est une très belle initiative gouvernementale qui pourrait être réalisable, mais il faut que les objectifs soient encouragés par toutes les personnes concernées. Sans l’appui des parents et des enseignants, les objectifs de ce plan chez nos jeunes obèses seront inaccessibles. Tous ont un rôle à jouer dans la lutte contre l’obésité.
Jeannita Thériault
Editeur : Le Moniteur acadien
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