Accueil 

« Retour | Archives | La une | Éditorial
Le 2 mars 2011
Le Moniteur acadien

Trois situations linguistiques méprisantes

Tout récemment, en Nouvelle-Écosse, un anglophone bilingue s’est adressé en français à un employé travaillant pour Service Canada. Il fut très offusqué après avoir appris que la langue française était interdite à ce bureau. L’individu bilingue ne s’est pas contenté d’un tel mépris. Il s’est plaint. Par la suite, il communiqua avec les médias pour dévoiler sa mésaventure linguistique. Depuis lors, le règlement a été modifié! Même si cet individu est anglophone, il a donné un bel exemple de courage à tous les francophones timides de l’Acadie! À Bouctouche, ce village qui a vu naître l’illustre écrivain de réputation mondiale, madame Antonine Maillet; ce village qui a vu aussi naître l’un des plus célèbres financiers du pays, il vaut la peine de s’arrêter un seul instant au dépanneur Irving pour constater le peu de respect accordé à la langue française. Si, dans l’affichage, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de ce commerce, les clients trouvent cinq mots français, ce serait tout un exploit! La direction et le propriétaire de ce commerce ne manifestent aucune considération pour les clients de la langue française continuent toujours à appuyer cette entreprise et à ne pas porter plainte. Faudrait-il signaler ce fait à l’anglophone bilingue de la Nouvelle-Écosse? Pourtant, la famille Irving a une longue tradition de respect envers sa clientèle, peu importe sa langue. Et que dire du commerce Tim Horton’s où les clients francophones, la plupart du temps, sont obligés de s’adresser en anglais pour obtenir un simple café avec sucre et crème? De la part du propriétaire, de la direction et de certains employés, ne serait-il pas approprié d’avoir une connaissance minimale de la langue du client? Après tout, un commerce qui fait des millions de dollars par année pourrait former son personnel et tenir compte de la réalité sociale, culturelle et linguistique des communautés desservies. Alcide F. LeBlanc


Editeur : Le Moniteur acadien


« Retour