Le 16 mars 2011
Le Moniteur acadien
S’Lon l’Bedeau
Yinc depis lés tcheques s’maines que j’sus marié avec ma «lovey-dovey» de Betty, j’ai r’marqué qu’la beude coummence à m’arrondir tout l’tour d’la bourrique ou d’la région d’mon ramâsse duvets. Laissez-moi vous dire, qu’ma «sweetheart» est «quite» t’une bounne «cook»! L’autre souaire à l’heure du souper, en arrivons d’une longue journée d’aouaire endurer le badgeulage incessant du tchûré à «m’bossé around» à l’ouvrage - - quanqu’j’ai finalement pu rentré dans la tchuisine de che-nous pis qu’més deux narines avons «whiffé in» l’arôme du bon dîner bouilli qu’ma belle épouse avait prépâré de bon tcheur pis d’amour - - cé coumme si par mirâcle que t’ute la pesanteur d’més «worries» d’la journée s’avions soudainement évaporé «off» d’més z’épaules! Pour le dessert, j’ai «hinté» q’à s’frotte tcheques bounnes gouttes de vanilla (ein, «goody-goody») en erriére d’sés z’oreilles… Non! Non! Non! Ça cé pour plus târd dans la veillée, qu’à m’a bin laissé saouaire… Ein! «So»! «For now», y faudra que j’me rassasie en avant d’moi avec le morceau de «dark devil’s chololate cake» avec d’la bounne «boiled icing» (qué l’ancienne recette à sa défunte grand-grand-mére Exelda à Corbeau)! Mmmm ou Hmmm! «Whatever! Save the Best for Last»!
Ça que j’trouve le plusse «sexy» d’ma Betty, cé quanqu’à m’fait un clin d’œil avec son bon œil vert; pis qu’avec son autre œil «brown», à m’déshabille… Parce que socitte cé t’une gazette familiale, le Big Boss m’a «censoré» drette icitte à ne pas poursuivre cte ligne de pensée icitte plus loin… «So, anyway»! Pour ceusses-là d’vous z’autres qu’avons tâléphôné à milles pis y’une reprises Le Moniteur, pour asseyer d’virer lés verts du nez à la «staff» à saouaire la «Bayou» («Ooops»! J’veux dire la »Bio») d’ma Betty, la «mystery woman» de més rêves… Avec la parmission d’ma admirable épouse, sans qu’à m’fiâle (ha-ha) avec son rouleau à pâte à m’faire dés loupes sus l’fait d’la tête. Hmmm-Hmmm! J’vous présente sans retouches, Mme P’tit Boute :
• Son vrai nom d’Baptême : Elizabeth Marie-Louise à Samuel à Sainte Patate du Portage; pis sa mére, une «red head» anglaise du Port Elgin, Solange à Barry Choke Cherry.
• Orpheline à la très douce âge de trois ans pis la seule enfant : sés deux parents ont mystérieusement disparu en plein milieu d’l’Océan Atlantique, pendant une «trip» en «cruise ship». Possibilité qu’y’on accidentellement timbé par-dessus bôrd d’la «railing» du grous botte; ou qu’y se sont p’t’être faites «mistakés» pour dés «spies» pis se sont faites «pushé off»; pis qu’lés requins lés z’ont dévoré… Ou… Ou p’t’être un énigme que seul «Sherlock Holmes» aurait «enjoyé» à «solvé»… «Whatever» l’incident, cé sa grand-mére sus l’bôrd d’son pére, la Veuve Mylène à Sainte Patate qui l’a prise à élever… qu’y l’a gâté pourrie!
• À l’avait dis à sa «gang» de «friends» que si qu’à l’âge de 21 ans qu’à n’était pas mariée, qu’à l’était t’une vieille fille, qu’à changerait son nom à Zabette d’la «Lonely Prairie»… Pis… Pis… Coumme de faite…
• Cé après qu’j’m’ai dégêné pour la becquer, qu’à l’a réalisé qu’j’étais le couvert parfait de son grand potte qu’à charchait pour… Qué icitte qu’à l’a décidé officiellement d’changer son nom à «Betty» d’la «Happy Valley»; à youssé qu’au lendemain qu’à l’a annoncé ça avec t’ute fierté Chez Alfredine Hair Salon. Qu’a «stirré» d’la «gossip» par lés trois grandes dgeules du Bas du Chemin du Tchaie!
• Cinq ans pâssés : Betty reçoit en héritage la cahute à sa défunte grand-mére, à youssé qu’à l’a décidé d’rouvrir sa «successful» p’tite «business» de Broderies & Coutures Traditionnelles Chez Zabette.
• Ma Betty «enjoy» d’faire d’la photographie, dessiner pis peinturer, faire du «volunteer work» dans la communauté, chanter dans la Chorale d’Église, pis jouer d’la «ban-banjo».
• À pârt d’me gâter… Son ambition un jour, cé d’prendre «over» la relève à Delphine B.B. Bosse pour écrire la chronique de D’la Tchuisine du Village dés Roseaux, dans l’Moniteur…
Hen-Henri à P’tit Boute
Bedeau d’Église
D'la Tchuisine du Village dés Roseaux
d'après Delphine B.B. Bosse
Y’a rien d’meilleur que d’la bounne «homemade applesauce»… Que j’aime à «spreadé» surtout sus dés bons «hot biscuits» ou avec quand j’me dévôre la face dans dés délicieux «pork chops» grâlés à satisfaction. S’assez aisé à préparer, qu’ça vous «z’amazera»!
«Applesauce» fitte pour une «Queen» de Countré
- 3 livres de poummes aigres (parfaite pour faire tchuire une tarte),
avec la pelure pis le tcheur d’enlevé… pis hachées en p’tits «chunks» là…
- 3/4 cuppée de sucre brun…
- 1/2 cuppée de jus d’poumme…
- 1/8 tchuillèrée à thé d’sel…
- 1 pis 1/2 tchuillèrées à thé de cannelle moulue…
- 1/8 tchuillèrée à thé d’muscade moulue (en anglais du «nutmeg»)…
Vider pis brâsser coumme y faut t’utes lés z’ingrédients dans z’un grous potte à sauce. Couvrir. Tchuire à «medium-low» pour 40 à 45 minutes ou jusqu’à ce qu’lés poummes sont tchuites. Brâsser de temps z’en temps, pendant la cuisson. Laisser le tout refroidir. Vider dans z’un contenant en plastique, qué «air tight». Flaquer pis présarver l’tout dans «l’fridge» pour pas plusse que trois s’maines. Aussi sarvez-vous d’la sauce coumme un ingrédient qué demandé pour dans la préparâtion de certaines bounnes recettes.
Delphine B.B. Bosse
Countré Star Extraordinaire
Editeur : Le Moniteur acadien
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