Accueil 

« Retour | Archives | La une | Actualité
Le 6 avril 2011
Le Moniteur acadien

Le photographe Maurice Henri porte son aide en Afrique

par Richard Dupuis MONCTON – Dimanche dernier, au Club d’âge d’or Notre-Dame-de-Grâce, à Moncton, le photographe Maurice Henri a présenté, devant une quarantaine de personnes, son projet audiovisuel qui portait sur l’aide humanitaire en Afrique. Maurice Henri est un artiste-photographe très reconnu dans la région de Moncton pour ses œuvres en photographie. Il a expliqué, lors de son documentaire, les petites choses de la vie qui lui font plaisir ou qui lui procure une forte émotion depuis qu’il apporte son aide auprès de l’humanité africaine. C’est en 2003 que Maurice Henri a visité l’Afrique pour la première fois, sous l’invitation du photographe Freeman Patterson, très connu dans le monde, en compagnie de 12 photographes venant de l’Amérique du Nord. Maurice Henri se rend en Afrique en moyenne deux à trois fois par année et en tout, il a fait 14 voyages pour venir en aide aux victimes de la guerre et de la pauvreté au Sierra Leone, en Afrique de l'Ouest. Depuis toutes ses années, Maurice a fort bien contri-bué en versant en moyenne entre 25 000 $ à 30 000 $ par année, en argent canadien de sa poche, afin de venir en aide à ces gens pauvre de l’Afrique. En 2006, Maurice Henri a fait construire sa première école au Sierra Leone. Depuis, les enfants vont à l’école tous les jours, mais également, ils sont nourris trois fois par jour, sont habillés et ont la chance d’avoir une éducation. Une deuxième école a vu le jour en 2008. Maurice Henri est actuellement en train d’ouvrir une troisième école, prévue pour 2012. Chaque école coûte environ 10 000 $. Son objectif ne s’arrête pas là; il veut, d’ici 2015, réaliser son rêve de construire un hôpital pour servir une population de 1,2 million d’habitants. Le projet est présentement en cours; il ne reste qu’à trouver les fonds nécessaires (100 000 $) afin qu’il puisse compléter son projet. Maurice Henri nous a fait connaître ses amis en Afrique, dont plusieurs sont ses coups de cœur, entre autres, une jeune femme nommée Fatima, âgée dans la vingtaine et mère de cinq enfants. Elle a vécue des années difficiles dans sa jeunesse. C’est à l’âge de 10 ans que Fatima fut capturé par les guerriers rebelles. Pendant neuf ans, elle a été enfermée dans une petite pièce sans aucun service humanitaire et sans lumière. Durant toutes ces années, cette jeune fille a dû vivre des journées atroces comme être obligée d’obéir à des actes sexuels de la part de ses guerriers rebels chaque jour, durant ses années en captivité. Après toutes ses années, Fatima est aujourd'hui libéré de ses rebelles et elle vit avec ses enfants dans une petite maison du Sierra Leone. Lorsque Maurice l'a rencontré pour la première fois, il a trouvé cette jeune femme pleine de potentiel et de détermination. C’est alors que Maurice lui pose une seule question : «Que serait ton rêve?» Fatima lui répond : «J’aimerais avoir un moulin à coudre afin que je puisse faire la confection de mes propres vêtements et ainsi, de les vendre par la suite.» Le lendemain, Maurice revenu voir Fatima avec un moulin à coudre dans ses bras, ce qui a changer la vie de cette jeune femme. Dix mois plus tard, lorsque Maurice Henri retourna en Afrique, il se rend voir la jeune femme pour savoir ce qui s’était passé depuis la dernière fois. Il était heureux d’apprendre qu’avec son moulin, Fatima avait pris le temps de montrer à sept autres femmes dans une même situation qu’elle, comment coudre des vêtements. Depuis deux ans et demi, le moulin est en marche 24 heures par jour, 7 jours sur 7, et 365 jours par année. Maintenant, Fatima opère une petite entreprise en confectionnant des vêtements avec d’autres moulins à coudre qui permettent à ses amies de travailler et de faire vivre leur famille. En plus, Maurice a vraiment un bon cœur pour ses gens. Il prend garde à une famille dont le nom de la personne plus âgée est Howa. Elle est âgée de 74 ans et prend soins de 28 enfants dont les âges varient entre 1 an et 14 ans. Ses enfants sont nourris trois fois par jour et ils vont à l’école. Ils peuvent avoir une vie normale comparé aux autres enfants de l’Afrique. Les frais sont attribués en entier par Maurice qui verse un montant de 800 $ par année pour cette famille. Un ami important dans la vie de Maurice est Valentin. Ce dernier est né le jour de la Saint-Valentin et est son garde du corps. Maurice ne se rend à aucun endroit sans son copain Valentin, un ancien guerrier rebelle qui est aujourd’hui devenu un être humain à part entière comme les autres. Valentin voit aux besoins de Maurice et l’avise de toute épreuve qui pourrait survenir dans le pays de l’Afrique. Ces gens ont besoin de dons, que ce soit en argent ou bien des aiguilles et du fil à coudre, ainsi que des craies pour les écoles. Vous pouvez rejoindre Maurice Henri par courriel à [email protected].


Editeur : Le Moniteur acadien


« Retour