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Le 25 mai 2011
Le Moniteur acadien

Inquiétant le style de gouvernance Harper

Le premier ministre, Stephen Harper, a-t-il le droit de gouverner «à sa façon», maintenant qu’il est à la tête d’un gouvernement progressiste conservateur majoritaire? Pour plusieurs, la réponse est non tandis que pour d’autres, le style de gouvernance Harper est connu et accepté. Après tout, c’est une majorité de l’électorat canadien qui a décidé de ce genre de gouvernement lors des élections du 2 mai dernier. Harper ne croit pas en la transparence de son gouvernement qu’il contrôle avec une main de fer. Nous en avons eu la preuve récemment devant les journalistes qui le rencontraient à l’extérieur de la Chambre des communes, après la nomination des membres de son Cabinet. Chaque journaliste était contraint à ne poser qu’une seule question, et ce, dans un pays démocratique… comme le Canada. Pensons-y? C’est comme si monsieur Harper refusait aux journalistes d’effectuer leur travail objectivement et librement et, du même coup, refusait au peuple canadien d’être informé davantage suite aux décisions de leur premier ministre. Ce style de gouvernance est très inquiétant pour l’avenir d’un Canada démocratique. Encore une fois, nous avons été témoins, la semaine dernière, du style de gouvernance de Harper lorsqu’il a nommé Verner, King et Manning au Sénat canadien (candidats du PCC défaits lors des dernières élections), lui qui pourtant a toujours prôné que les membres du Sénat canadien devraient être élus et non nommés. On a beau le critiquer et le contester, monsieur Harper a maintenant tous les droits de gouverner «à sa façon». Ici, au Nouveau-Brunswick, nous avons deux ministres dont : Keith Ashfield, ministre des Pêches et des Océans que l’on rapporte être très sensibilisé aux luttes que mènent les pêcheurs au sein de cette industrie qui risque de «tomber à l’eau» si on ne s’en préoccupe pas davantage. Une deuxième nomination encourageante est celle de Bernard Valcourt, ministre d’État responsable de l’APECA (Agence de promotion économique du Canada atlantique) pour le Nouveau-Brunswick en plus de ministre de la Francophonie, nomination importante en raison de la tenue du Congrès mondial acadien 2014 qui se déroulera, en partie, dans la région d’Edmundston, circonscription de Valcourt. Certes, ces deux ministres ont un rôle important à jouer au sein du Cabinet Harper lors de leurs interventions si, bien sûr, leur premier ministre leur en donne le droit. À suivre… Jeannita Thériault


Editeur : Le Moniteur acadien


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