Semaine du 28 mars au 3 avril 2001
Volume 3
Numéro 12
Le Régional
Le duo Swing, le grand vainqueur du 1er Gala de la chanson et de la musique franco-ontariennes
Editeur : Le Régional
Ottawa (APF) : Oh la la! Le groupe Swing se souviendra longtemps du premier Gala de la chanson et de la musique franco-ontariennes. Bobby Lalonde et Michel Bénac ont mis la main sur quatre statuettes de bronze et pas les moindres!
Les deux compères ont remporté un prix Trille Or dans les catégories meilleur réalisateur, meilleur spectacle, révélation de l’année et chanson primée. Tout cela pour un premier album, chanson sacrée, qui marie musique traditionnelle et techno.
S’ils étaient déjà pas mal excités la veille lors du pré-gala, alors qu’ils avaient remporté deux prix, on peut dire qu’ils ne portaient plus à terre le lendemain! Ils avaient d’ailleurs un message à lancer à tous les artistes de l’Ontario français : «Ne lâchez pas. Vous avez des idées, persévérez, amusez-vous, et soyez créatifs!»
Bobby Lalonde vivait de son propre aveu son 15 minutes de gloire. «On a tellement vécu avec des confrères dans l’industrie qui ont gagné des prix. On était tellement fier pour eux. Ce soir, c’est notre tour et ça fait tellement de bien».
Deux Saisons, un groupe qui mise sur la musique folklorique, a remporté deux prix Trille Or, un dans la catégorie meilleur groupe et l’autre remis pour le meilleur album. Pour Fritz Larivière, la consécration survient alors qu’il a quitté le groupe l’automne dernier pour des raisons familiales et financières. «L’album, ce fut beaucoup de sueur, et beaucoup de travail en studio». Le fruit d’un long labeur, puisque le groupe a été obligé de se promener d’un studio à un autre avant d’accoucher, deux ans plus tard, de l’album Deux Saisons.
Yvan Vollé d’Ottawa a mis la main sur le prix remis à l’auteur-compositeur par excellence. «Il faut continuer d’assimiler les Anglais avec de la bonne musique» a lancé le lauréat, qui a vécu deux ans à Paris pour revenir avec un album intitulé Triste à Paris.
Breen Leboeuf (J’avance) a reçu le prix remis à l’interprète par excellence et Pierre Germain (Le mur a des oreilles) celui remis au meilleur album pour le jeune public.
Jacinthe Trudeau (Écho) a remporté un Trille Or pour le meilleur album en musique instrumentale et Michel Dallaire pour le meilleur album en poésie.
Le Trille Or pour le meilleur diffuseur est allé au Théâtre du Nouvel-Ontario, alors que Productions C-Show a remporté le prix décerné à la meilleure maison de gérance. La Nuit sur l’étang a été sacré meilleur événement musical, alors que la télévision éducative franco-ontarienne TFO a reçu un Trille Or dans la catégorie meilleure station de radio/télévision.
Robert Paquette, qui a animé le gala qui était télévisé en direct en Ontario et en Acadie sur les ondes de Radio-Canada et de TFO, a reçu un Prix hommage pour l’ensemble de sa carrière. «Je suis touché par cet hommage qui m’a permis de faire une réflexion sur le passé, le présent et l’avenir de la chanson franco-ontarienne» de remercier l’artiste natif de Sudbury.
On lui doit aussi la remarque la plus incisive de la soirée. Après avoir été témoin d’un premier pot-pourri endiablé des meilleures chansons franco-ontariennes, Robert Paquette n’a pu s’empêcher de lancer au micro : «Y en as-tu une culture franco-ontarienne ?», tout en remerciant la ministre québécoise de la Culture et des Communications, Diane Lemieux, d’avoir procuré «une telle visibilité» à l’Ontario. Mme Lemieux est cette ministre qui, sitôt après son assermentation, avait déclaré il y a quelques semaines que la culture ontarienne n’existait pas.
L’Association des professionnels de la chanson et de la musique (APCM), qui a organisé ce gala pour célébrer son dixième anniversaire, a aussi rendu hommage à tous les artistes franco-ontariens qui ont vendu un ou des albums à plus de 5 000 exemplaires. Un disque d’or a ainsi été remis à Brasse-Camarade, Cano, Garolou, Jean-Guy Labelle, Breen Leboeuf, Denise Marie et Diane Marleau, Robert Paquette, Robert Paquette et Jean-Guy Labelle, (pour le disque Cadeau de Noël), Manon Séguin (J’ai rêvé Céline) et Swing (La Chanson sacrée).
Pour le président de l’APCM, Éric Dubeau, le premier gala de la chanson est la concrétisation d’un rêve : «C’est une grande réussite. On a atteint nos objectifs. On a donné un tremplin aux artistes d’ici. On leur a donné une très belle occasion d’accroître leur visibilité sur notre territoire. Et on nous a donné l’occasion d’avoir une méchante belle fête pour le 10e anniversaire de l’APCM».
La présence du président de l’Union des artistes, Pierre Curzi, de même que d’une représentante de Musique Action a particulièrement été appréciée : «Ce sont des joueurs très importants du Québec. Il est certain qu’il faut des partenariats avec ces gens-là pour que nos artistes soient reconnus sur leur territoire. C’est notre prochain marché».
Reste maintenant à voir si le gala va avoir un impact sur les ventes des albums : «Je pense que pour la première fois, il y a bien du monde en Ontario français et un peu partout au pays qui vont être conscients du talent qu’il y a chez nous et qui vont vouloir se procurer les albums des gagnants», pense Éric Dubeau.
Il est d’ores et déjà assuré qu’il y aura un deuxième gala de la chanson franco-ontarienne, qui devrait avoir lieu dans deux ans.
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