Semaine du 18 au 24 avril 2001
Volume 3
Numéro 15
Le Régional
Un partenariat axé sur la collaboration pour mieux s’approprier son futur
Par : Christiane Beaupré Editeur : Le Régional
Le Régional (CB) : Faire un inventaire de ses forces et de ses faiblesses afin de pouvoir mieux travailler ensemble et créer des partenariats qui permettront à toutes les collectivités francophones de la péninsule du Niagara de «mettre leur potentiel en valeur» et d’adopter une vision commune : tel était l’objectif de la rencontre qui s’est tenue, à Welland, le samedi 7 avril dernier. Une cinquantaine de personnes représentant les divers organismes ou associations francophones de la région y ont participé.
«Le renforcement des capacités communautaires, c’est vraiment une nouvelle initiative de Ressources humaines Canada pour aider les communautés à se prendre en main, et de voir à long terme plutôt qu’à court terme», explique Lise Gagné, membre de la communauté et organisatrice de la rencontre.
C’est d’ailleurs le ministère de Développement des ressources humaines Canada (DRHC) qui a parrainé cette activité pour donner l’occasion aux collectivités francophones de la péninsule, par l’entremise de leurs représentants, de se donner une vision commune.
De plus, une étude de la région indique que 50 000 emplois seront disponibles dans les prochaines cinq années et que la région doit se prendre en main pour relever ces défis. Lise Gagné explique que les francophones doivent aussi se positionner comme une valeur ajoutée et accéder à ces emplois.
Sous les directives de l’animatrice Colette Côté, les participants ont d’abord travaillé en groupe pour identifier les forces et les faiblesses de la communauté, puis ils ont répertorié les «opportunités» et ce qui pourrait nuire à leur mise en œuvre (les «menaces»).
Une fois les besoins identifiés dans les domaines de la santé et des services sociaux, de l’éducation, du tourisme, du développement économique, des organismes communautaires et de la politique, les participants ont formulé des recommandations et identifié certains partenaires possibles pour répondre aux besoins.
Il serait beaucoup trop long d’énumérer ici toutes les recommandations et suggestions qui ont été faites. Cependant, en voici quelques-unes : la formation de bénévoles et l’éducation permanente; la mise sur pied d’une coordination du réseautage; le développement d’un plan d’action qui aiderait les organismes à s’autofinancer; la création d’un centre multi-services. Plusieurs recommandations sont retenues et seront insérées dans le rapport qui sera publié à la fin mai. Ce rapport final, rédigé en anglais et en français, sera distribué aux différentes instances gouvernementales ainsi qu’aux participants à l’atelier. Il sera également disponible au Club 2000 Niagara. Un suivi sera développé pour continuer le travail amorcé.
En fin d’atelier, les participants semblaient rassurés et n’avaient pas l’impression d’avoir perdu une journée. Au contraire, cette fois, il semble qu’il y aura un suivi et qu’un plan d’action sera mis en œuvre. Rappelons qu’un exercice similaire avait déjà été fait en 1995 et 1997 (Forum Niagara) et que, selon certains participants, peu de choses en avait résulté.
Voici les commentaires de quelques représentants d’organismes à qui nous avons demandé si la journée de travail destinée à renforcer les capacités communautaires avait répondu à leurs attentes :
Normand Savoie, directeur du centre d’alphabétisation ABC communautaire
(péninsule du Niagara)
«Oui, oui. Même en fait, c’est mieux que je pensais parce que là je pense qu’on on a un plan d’action concret puis heureusement il semble qu’il va y avoir un suivi aux actions qui ont été identifiées alors c’est une bonne chose. Moi, j’ai créé un partenariat aujourd’hui. Je rencontre les représentants du conseil scolaire dans deux semaines, puis on va travailler sur un projet d’éducation permanente. Je suis bien heureux du déroulement des événements. Avec le suivi, qui semble être concret cette fois-ci, parce que les deux premières fois il n’y avait rien qui s’était passé. Je pense que ça va nous permettre d’aller de l’avant avec les propositions.»
Daniel Fortier,
conseiller municipal
(Welland)
«La partie de la journée où j’ai été présent a certes répondu à mes attentes. Ce qui m’excite le plus c’est le fait qu’ils vont créer un document du rapport, et on pourra s’y référer dans l’avenir. (…) Avec ce rapport-là, j’aurai besoin de l’appui de plusieurs. Un organisme pourrait faire une présentation puis créer un lien avec la municipalité. Je me sens seul en tant que représentant. Je n’ai pas assez de pouvoir politique pour faire des changements nécessaires. (…) Je m’attends à ce que ce groupe nous aide vis-à-vis d’un partenariat qui va contribuer à la revitalisation du centre-ville. »
Monique Ferland, coordinatrice, Coopérative d’habitation Beauparlant (Welland)
«J’aimerais vraiment connaître de plus en plus la communauté francophone et c’est une manière de nous regrouper et aussi de pouvoir travailler ensemble.
J’ai l’intention de participer davantage dans la communauté et puis je veux faire du bénévolat aussi. Donc, s’il y a des ateliers, je vais les aider. (…) Dans la région, le tourisme s’est vraiment développé. J’ai de l’expérience dans le tourisme et puis je suis prête à partager mes connaissances.»
Barbara Pelletier, optométriste,
Niagara Optometry Clinic (Niagara Falls)
«En tant que nouvelle arrivée, cette journée m’a permis premièrement de mieux connaître les ressources dans la région et puis on a pu travailler à définir des objectifs. (…) Je suis beaucoup intéressée à la culture. Alors ça serait sûrement dans cette voie-là que je m’impliquerais. Je suis déjà impliquée avec le centre communautaire Le Griffon d’ailleurs.»
Lise Gagné,
AuGanne Inc. (Welland)
«Je suis très satisfaite de la journée. J’ai vu beaucoup d’organismes, il y avait une bonne variété, des jeunes aux aînés. On couvrait du développement économique, des gens d’affaires au social à la santé. L’éducation était très bien représentée. (…) J’ai apprécié que tout le monde soit resté toute la journée. Le dévouement de la communauté est évident. La communauté est prête à s’embarquer.»
Pour obtenir de plus amples renseignements, communiquez avec le Club 2000 Niagara ou avec Lise Gagné chez AuGanne Inc.
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