L’Union culturelle des Franco-Ontariennes de Windsor-Essex célèbre la Journée de la femme
Daniel Richard
Cette année, l’Union culturelle des Franco-Ontariennes de Windsor-Essex a décidé de marquer la Journée internationale de la femme en tenant une activité très spéciale le 1er mars dernier. Au menu de la journée : lecture de poèmes, musique de chambre, excellent dîner et, fait saillant de la programmation, une conférence de Mariette Guillotte qui n’a laissé aucune participante indifférente.
Originaire de Kapuskasing, Mme Guillotte a amassé, sa vie durant, plusieurs réflexions et anecdotes qu’elle livre au cours de ses rencontres. L’essentiel de sa conférence intitulée « Femme, rayonne dans ton milieu » vise à conscientiser les femmes qu’au-delà des contrariétés, des retards et des activités quotidiennes, elles doivent trouver le moyen de s’aimer avant de penser rayonner sur les autres.
Les exemples proposés sont fondés sur cette sagesse qui malheureusement ne vient qu’avec l’âge. « Il faut avoir des projets et les mettre en œuvre, annonce-t-elle à la soixantaine de femmes qui assistent à la conférence.
« On ne sait jamais de quoi l’avenir sera fait », raconte-t-elle en parlant d’une amie qui voulait se rendre en Afrique pour voir sa fille, une missionnaire laïque. Son mari ne voulait pas dépenser une telle somme de sorte que le voyage ne s’est jamais réalisé. « Je lui ai dit : emprunte 5000 $, tu le remettras après et, si tu meurs, c’est assuré ». Rien ne s’est fait et la dame est morte peu après. Deux ans plus tard, par hasard, la conférencière a rencontré le veuf qui lui a annoncé fièrement qu’il se préparait à partir voir sa fille en Afrique. « Je l’aurais frappé! », a-t-elle avoué.
Mme Guillotte s’adresse aux femmes surtout et, la plupart du temps, les hommes en prennent pour leur rhume. Cependant, elle se défend bien de leur vouer un antagonisme. Elle soutient plutôt la nécessité pour les femmes de prendre leurs propres décisions, suivant leurs intérêts afin de s’épanouir et d’être heureuses.
« Ne vous laissez pas entraîner par les gens fatigués ou ceux qui ne parlent que de leurs maladies, et qui finissent par vous montrer leurs opérations, mentionne la conférencière. Faire preuve d’amitié c’est une chose, se laisser bouffer par les problèmes des autres en est une très différente. »
Une conférence présentée sur un ton humoristique où le rire alterne avec les moments plus sérieux. Cependant, le message passe et l’énergique septuagénaire peut quitter le micro, satisfaite d’avoir partagé quelques trucs avec les membres de l’Union culturelle des Franco-Ontariennes venues la rencontrer.
Editeur : Le Rempart
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