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Publié le mercredi 30 avril 2008 | Mis à jour le mercredi 30 avril 2008

Le Fonds de stabilisation vole au secours des Caisses populaires de Tecumseh et de Pointe-aux-Roches

Daniel Richard

Il faut regarder vers l’avant, tel était en substance le message des administrateurs des deux Caisses populaires de la région lors des assemblées générales annuelles tenues les 19 et 20 avril derniers. Les deux institutions d’épargne et de crédit ont connu une année 2007 misérable au chapitre des affaires. De fait, les deux coopératives ont fermé les livres avec un déficit important comblé en partie par une aide spéciale du Fonds de stabilisation de la Fédération (plus de 400 000 $ au total).

Comme le soulignait le directeur général par intérim, François Grégoire, « seulement deux caisses ont eu besoin de ce fonds spécial cette année : Pointe-aux-Roches et Tecumseh ».

L’assemblée de la Caisse de Pointe-aux-Roches s’est déroulée samedi matin à la salle St-Jean-Baptiste de St-Joachim. Environ 70 membres s’étaient déplacés pour l’occasion. Comme la Caisse est déficitaire en 2007 après avoir dégagé un surplus de 175 598 $ l’année précédente, plusieurs questions sont venues de la salle tout au long de la présentation des états financiers. Avec de tels résultats, les administrateurs ont choisi de ne pas voter de ristourne aux membres cette année. Autre fait remarqué, le nombre de membres a diminué (une soixantaine) au cours des douze derniers mois.

Le lendemain, à Place Concorde, plus de 100 membres de la Caisse de Tecumseh ont répondu à l’invitation de leurs dirigeants. Comme leurs voisins de Pointe-aux-Roches, la veille, ils ont dû prendre acte d’une perte sèche et de reculs dans plusieurs secteurs importants pour la vie de la Caisse.

Lors des deux assemblées générales annuelles, les dirigeants ont présenté aux membres l’état de l’évolution du dossier de la fusion des deux institutions. Les sociétaires savaient déjà que leurs caisses étaient les moins performantes en Ontario dans leurs catégories respectives. Les résultats de la dernière année ont démontré clairement les risques qu’il y avait à vouloir maintenir le statu quo : chiffre d’affaires en régression, impossibilité de recruter un directeur général de calibre pour offrir une gamme plus étendue de services, etc.

Au vu des résultats, le projet de fusion semble maintenant recevoir un accueil plus positif qu’il y a quelques mois.

Editeur : Le Rempart