Le 11 janvier 2006
Volume 4
Numéro 1
L'Action
Le lieutenant-gouverneur accueille ses concitoyens
Par : Nicol Simard
Editeur : L'Action
Toronto-
L’Assemblée législative ontarienne est probablement un des rares endroits où les francophones peuvent s’attendre à ce qu’une de nos plus anciennes traditions soit conservée. Et pourtant, tel est le cas de la Levée du nouvel an : une réception organisée par le représentant de la Couronne afin de rencontrer les citoyens et leur souhaiter une bonne année.
C’est en 1646 que cette coutume a commencé. Charles Huault de Montmagny, alors gouverneur de la Nouvelle-France, accueillait les colons dans sa résidence, le Château Saint-Louis, à Québec, pour leur offrir ses meilleurs vœux. Après la conquête, les gouverneurs britanniques ont répété ce rituel du 1er janvier.
Pendant longtemps, seuls les nobles, les bourgeois, les militaires et les membres des services en uniforme (comme les policiers et les pompiers) étaient invités aux réceptions. En Ontario, John Keiller MacKay, lieutenant-gouverneur de 1957 à 1963, a été le premier à inviter le grand public à la Levée du nouvel an.
Fidèle à la tradition, l’honorable James K. Bartleman accueillait quiconque avait pris la peine de se déplacer à l’occasion de cet événement devenu populaire au fil des siècles. Un peu partout dans l’édifice de l’Assemblée législative, des artistes ont créé une ambiance de fête. En entrant, les visiteurs se sont retrouvés devant le groupe de danseurs et musiciens amérindiens Morningstar River Group.
En montant au 2e étage, Musica Franca & Like The Wind ralentissait le tempo avec de la musique de chambre. Un mime, un magicien ainsi que les groupes Gypsy Flame et Grupo Chile ont aussi contribué à divertir jeunes et moins jeunes.
M. Bartleman a profité de l’occasion pour remercier tous les Ontariens qui ont appuyé ses efforts pour aider les enfants autochtones. «Des camps d’été de promotion de la littératie ont été organisés dans des communautés des Premières nations du Nord afin de promouvoir l’aptitude de lecture des jeunes et améliorer l’estime de soi. En 2006, je compte organiser d’autres camps de ce genre.»
En 2005, le lieutenant-gouverneur a aussi contribué à dénoncer les tabous liés aux maladies mentales. « J’espère que nous n’oublierons jamais ceux qui souffrent. L’an dernier, j’ai participé à la campagne de sensibilisation publique lancée par le Centre de toxicomanie et de santé mentale et j’espère continuer mes efforts cette année. »
Il a terminé son message avec des vœux offerts en son nom et celui de la reine, Elizabeth II.
<< Retour
|