Le 18 janvier 2006
Volume 4
Numéro 2
L'Action
Un sursis de trois ans est en voie d’être accordé à la paroisse Saint-Thomas-d’Aquin
Par : Yves Tremblay
Editeur : L'Action
Sarnia-
À l’automne dernier, le vicaire épiscopal francophone Eugène Roy a rencontré les paroissiens de Saint-Thomas-d’Aquin afin d’élaborer un plan pour éviter la fermeture de leur église. Ils l’ont ensuite soumis au doyenné de Sarnia, qui l’a transmis à Mgr Fabbro. Il appartiendra à ce dernier d’approuver ou de réfuter les recommandations comprises dans le plan.
Quand les paroissiens de Saint-Thomas-d’Aquin ont appris l’an dernier que le diocèse de London avait l’intention de fermer leur église, ils ont tenté de trouver des solutions pour éviter que cela se concrétise. Bernard Arsenault est l’un de ceux-là. En tant que paroissien et membre du conseil d’administration d’un comité pour annexer des locaux à la salle paroissiale de l’église, il fera tout en son possible pour éviter qu’une telle chose se produise. « J’ai bon espoir qu’on va arriver à nos fins, dit-il. Il s’agit de se rassembler et de travailler ensemble. »
La paroisse compte environ 200 à 300 fidèles et fait partie des églises dites « fondatrices ». Selon M. Arsenault, les raisons invoquées par le diocèse pour fermer ce lieu de culte qui est cher à tous ne tiennent pas la route. Cela dit, il affirme que si les paroissiens réussissent à amasser assez d’argent et à prouver que l’église est viable, celle-ci ne fermera pas. « L’église a besoin de rénovations, argue-t-il. Les portes et les fenêtres sont désuètes. Il faudrait investir au moins 30 000 $. »
Connie Paré est coordinatrice régionale au doyenné de Kent et de Sarnia. Selon elle, il y a assez de francophones à Sarnia pour que ceux-ci puissent conserver leur église. Elle affirme que le plan qui leur a été soumis est très détaillé et qu’il vise essentiellement à ramener les gens à l’église.
Elle souligne également que les membres anglophones du doyenné supportent les recommandations faites par le père Roy et les paroissiens et qu’ils feront tout en leur possible pour les aider.
Mme Paré serait très surprise que l’Évêque ne tienne pas compte des recommandations qui lui seront transmises sous peu. Selon elle, ce dernier est redevable à la communauté francophone puisqu’elle compte parmi les fondateurs des instances religieuses actuelles.
<< Retour
|