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Publié le samedi 1 mai 2010 | Mis à jour le samedi 1 mai 2010

AFDM: Élise présidente

Maxence Jaillet

Les francophones de la grande région d’Inuvik ont une nouvelle présidente.

Yellowknife -

Depuis qu’elle est venue essayer le nord-ouest du pays, Élise Decarie-Jean s’est impliquée au sein de l’Association des francophones du Delta du Mackenzie. Un an après son arrivée, elle choisit de devenir administratrice au sein du conseil d’administration, car elle voulait découvrir comment fonctionnait l’organisme communautaire; après trois ans, elle accède à sa présidence par effet boule de neige. « C’est tombé un peu comme ça, raconte-t-elle. J’étais administratrice, mais mon cousin [André Church], qui avait le poste de vice-président, avait moins de temps que moi en raison de sa petite famille, alors nous avons échangé nos postes. »


La suite est connue, en novembre 2009, Richard Létourneau, président de l’AFDM depuis trois ans, décide d’incarner le seul candidat à l’élection de la présidence de la Fédération franco-ténoise. Il est élu par acclamation et doit quitter ses fonctions au sein de l’organisme basé à Inuvik, laissant à Élise Decarie-Jean le soin d’assurer la présidence de l’AFDM depuis le 20 avril dernier. L’ironie de cette histoire, c’est que la tante de Mme Decarie-Jean, Ann Church, a été l’une des membres fondateurs de l’Association il y a dix ans de cela.


C’est un peu cette histoire de famille qui a guidé cette francophone de 31 ans à s’installer au nord du cercle arctique. « J’ai enseigné quelques années au nord du Québec, et ma tante m’envoyait constamment des offres d’emploi et me disait – Si tu aimes le Nord, vient essayer le nôtre. » À Inuvik, cette enseignante de classe d’immersion à la maternelle est attirée par la découverte de cette nouvelle réalité francophone. Elle qui a eu un ras-le-bol de Montréal se plait à rencontrer des gens qui ont toujours vécu en milieu minoritaire et à en apprendre plus sur les ressources qu’ils utilisent pour maintenir la langue française au goût du jour.

« À Inuvik, c’est une réalité différente au niveau des ressources, des services, et tu vois que par le dynamisme des gens qui poussent depuis dix ans maintenant, l’association est plus connue, on a des francophiles et des gens provenant de l’immersion qui participent. Ils n’ont jamais utilisé leur français, mais se libèrent tranquillement de leur gêne et nous parlent français dans la rue ou dans les magasins. » Elle décrit la communauté d’Inuvik comme petite, mais composée de gens provenant de différents milieux, ce qui lui confère de « riches » rencontres.
Avec ses nouvelles responsabilités, la priorité de la nouvelle présidente est de souligner les dix ans de son association. « Nous voulons être présents au niveau culturel autant que durant les activités qui occurrent dans la région, car nous voulons mettre l’accent sur plus de visibilité et plus d’invités aussi », indique Élise Decarie-Jean, en ajoutant que leurs activités suivent le calendrier scolaire en raison du va-et-vient constant qui s’opère à Inuvik durant les vacances d’été.

Au sujet de ses membres, la nouvelle présidente dit apprécier leur loyauté plus que leur nombre. Invoquant un roulement assez important, elle mentionne que ses membres participent régulièrement aux activités francophones ouvertes à tous et que plusieurs désirent également s’impliquer.

Editeur : L'Aquilon