Le 25 août 2003
L'Aviron
Une accumulation de vandalismes à Campbellton
Un conseiller de la ville décide d'aborder le sujet
Louise Décary
Déçu de voir le non-respect des jeunes face à leur ville, le conseiller municipal de la ville de Campbellton, Christian Mercier veut passer son message. «Nous devons dire à nos jeunes d'arrêter de détruire. Il faut que ce soit réglé une fois pour toute. On a tous été jeunes, mais on ne brisait rien. Je dis aux jeunes : Venez nous donner un coup de main à le faire plutôt que de le défaire.»
Des cas de vandalismes pendant la saison estivale et hivernale, la ville de Campbellton en a connu son lot. L'hiver dernier, un belvédère bâtit non loin du parc Madison en face du ruisseau Walker Brook fut vandalisé. «Des gens sont venus en motoneige et ils ont pris des morceaux de la clôture. Maintenant la ville est obligée de payer pour la réparer parce qu'elle n'est plus sécuritaire» explique M. Mercier. De plus, M. Thériault et Linda Doucet du Canadian Tire avaient fait les démarches nécessaires afin de trouver l'argent, les matériaux et les bénévoles pour construire ce belvédère.
Le site du Saumon sur le boulevard du Saumon à Campbellton est considéré comme un autre endroit de prédilection des vandales. Les contrevenants lancent dans l'eau de la fontaine, les fleurs des plates-bandes qu'ils ont arrachées, de la terre et des cailloux. «Il a coûté 15 000$ à la ville de Campbellton pour peindre cette fontaine avec une peinture spéciale. Ils s'amusent à détruire ce que nous construisons ! C'est l'industrie touristique que nous tentons de développer. Maintenant, nous allons devoir nous munir d'une balayeuse à piscine pour nettoyer les dégâts. Nous n'avons pas les moyens de mettre un garde de sécurité toute la nuit pour surveiller qui vient faire quoi.»
Après les sites touristiques endommagés, les restaurants du coin subissent le même sort. Le China Coast fut l'objet des voyous, en juillet dernier, lorsqu'une de leur vitrine a été fracassée par une roche. Les enseignes du restaurant McDonald indiquant l'entrée et la sortie victimes eux aussi. La facture monte à 1 500$.
Laurier Corriveau, propriétaire du Restaurant McDonald raconte : «Pendant le mois de juillet, ils se sont acharnés semaines après semaines à briser les panneaux. J'ai d'ailleurs tourné ma caméra vidéo dans ce coin-là. J'avais une caméra extérieure, mais elle ne filmait pas dans cette direction. Maintenant, c'est autrement. Un seul panneau n'a pas été détruit et je les attends. Avec ma caméra dans cette direction, je vais savoir qui c'est.»
Editeur : L'Aviron
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