Le 21 novembre 2003
L'Aviron
Libéré sur parole
Peter MacLeod donne un «maudit» bon show!
Louise Décary
Plus simple que ça, tu meurs! Pour ceux qui l'ont manqué, dire du spectacle de Peter MacLeod, qu'on s'est bien dilaté la rate, c'est simplement trop français et pincé. En revanche, dire qu'on s'est tordu de rire, que les larmes coulaient, qu'on avait des crampes, ou pis encore, que s'en était trop d'avoir mal à la mâchoire, ce serait plus vrai. D'ailleurs, ça lui ressemble plus.
«Voir l'ambiance de ce soir, tous les spectacles d'humour devraient être comme ça. Ça ne peut pas être plus beau. Écoute, poser la question, c'est d'y répondre. Je suis un gars simple, qui a donné un show devant des gens simples et c'est l'fun. Je l'ai ressenti tout de suite en entrant sur scène.» Assis dans sa loge avec une Del Sol à la main, en compagnie de son chien Bum, un Rottweiler(un énorme chien noir très affectueux) de plus de 8 ans, Peter MacLeod parle sans inhibition de lui-même et de sa carrière.
L'humoriste entame sa quatrième année de tournée avec son 2e spectacle, Libéré sur parole. «Je travaille beaucoup ces temps-ci, je viens de faire Matane, hier soir nous étions à Cabano, ce soir ici, demain Edmundston, ensuite Québec pour deux soirs en ligne et après le St-Denis, de lundi à dimanche prochain.» Il a aussi une émission quotidienne sur les ondes de Radio Énergie, appelée la Belle et MacLeod. «L'émission va vraiment bien, les cotes d'écoutes sont complètement capotées, plus de 400 000 auditeurs à tous les jours." Quant au spectacle, il bat des records avec plus de 300 000 billets vendus: «La prochaine fois que je fais le St-Denis, ce sera ma 100e représentation dans cette salle de spectacles et j'égalerai le record de Daniel Lemire. C'est un honneur, parce que c'est quelqu'un que je respecte beaucoup.»
Les influences De toute évidence, à voir le spectacle de Peter MacLeod, il ne connaît aucune influence. Il connaît un style, et c'est le sien. «Quand j'ai commencé dans le métier, Michel Barrette a agi à titre de grand frère avec moi. Nous avions le même gérant et il a toujours été présent pour un bon conseil.» Pour ce qui est du contenu de son spectacle, son quotidien peut l'inspirer, mais il avoue être quelqu'un de très actif. Le matin la chasse, le soir un gala. «Je n'arrête jamais, c'est incroyable ce que je peux faire. Je ne me mets pas de limite.» Dans sa vie, des coups de pied, il en a eu. «Certain auraient été à terre, moi, ça me donne le goût d'aller encore plus loin. Je ne me laisse pas abattre.»
Son impression du coin Le Restigouche était une région méconnue pour Peter MacLeod. «Les gens du Québec auraient avantage à venir ici. C'est un coin de pays que je ne connais pas et j'ai eu tellement de fun, c'est trippant. J'ai le goût de dire merci!!»«Pour terminer, il dit que dans une tournée, il y a toujours un Top 10, et Campbellton en fera partie. En terminant, et ce avec beaucoup d'humilité: «C'est beaucoup d'amour en même temps quand une foule comme ce soir se lève pour t'applaudir.» Mais c'est une drogue, et c'est son métier!
Editeur : L'Aviron
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