Le 19 mars 2004
L'Aviron
Dalhousie - Miguasha
Un traversier entre les deux rives est viable et faisable
Par : Louise Décary
Editeur : L'Aviron
C'est lors de l'Assemblée Annuelle de la Corporation du Développement de Dalhousie (C.D.C.D.) que M.Gary Archibald a présenté le projet du traversier de Dalhousie/Miguasha. Un projet viable et faisable qui requiert l'achat d'un traversier et une aide financière.
Sous la gouverne d'un comité spécial appelé, Comité du projet du traversier, une étude sur la viabilité d'un traversier entre Dalhousie et Miguasha a été préparée par le groupe CEDJAP de l'Université Carleton à Ottawa. Dans un premier temps, un sondage a été effectué auprès de 100 personnes, 30 du Québec et 70 du Nouveau-Brunswick afin de connaître l'opinion de la population. Cent pour cent des gens supportent le projet, 61 pour cent d'entre eux le supportent fortement et 61 pour cent l'utiliseraient. De plus, l'étude démontre qu'un traversier est disponible actuellement en Nouvelle-Écosse, le coût approximatif est de 135 000$. Toutefois, d'autres dépenses seront encourues, notamment, la réparation du quai de Dalhousie qui s'évalue à près de 95 000$ et celui de Miguasha à 2 500$ en plus des salaires et de l'entreposage du bateau en cale sèche tous les cinq ans.
L'étude démontre aussi un déficit annuel de 5 000$, mais M. Archibald demeure optimiste, pour deux raisons: la réduction plus que possible des dépenses et l'appui des gouvernements provinciaux du Québec et du Nouveau-Brunswick et du gouvernement fédéral.
Mais avant toutes choses, l'argent doit être disponible pour ensuite faire l'acquisition du bateau, le Joshua Slocum. En espérant que ce dernier ne soit pas acheté par quelqu'un d'autre. Comme le dit M. Archibald: «Ce n'est pas un projet facile. Il ne faut pas oublier qu'en 2002, 678 000 personnes ont visité la Péninsule Gaspésienne, et 3 200 sont arrêtées au Musée de Miguasha pour un total de revenus touristiques de 209 millions. Quand on prend connaissance de ces chiffres et que ça se passe à 20 minutes de chez vous. De toute évidence, il faut trouver un moyen de les amener ici!»
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