Le 30 avril 2004
L'Aviron
Plancher Héritage
Les dirigeants rencontrent le Ministre Mesheau et le syndic
Par : Louise Décary
Editeur : L'Aviron
La veille de la manifestation les dirigeants de Plancher Héritage, dont M. André Isabelle, président-directeur général(PDG), rencontraient le ministre d'Entreprise Nouveau-Brunswick, Peter Mesheau. Le jour même de la manifestation, ils rencontraient le syndic de la Banque Royale.
Le ministre Peter Mesheau a montré une oreille attentive aux problèmes de Plancher Héritage et le Groupe Profor. «Nous lui avons présenté un plan de relance et il a écouté. Nous devons maintenant l'approfondir pour ensuite avoir une deuxième rencontre« a expliqué le PDG, André Isabelle. Une réorganisation administrative, une nouvelle structure du département des ventes, font partie de ce plan de relance. «De plus, nous avons demandé la même garantie de prêt que nous avions auparavant, soit 500 000$ ainsi que le 100 000$ promis lors de la construction de l'usine de vernissage que nous n'avons jamais reçu» a ajouté M.Isabelle.
Les problèmes financiers de Plancher Héritage ont débuté il y a deux ans. Alors qu'il se lançait dans la production du plancher pré-vernis. «C'est une série de choses qui a provoqué les événements d'aujourd'hui. En allant vers du plancher pré-vernis nous avons doublé notre inventaire, ce qui a diminué notre fond de roulement. En manquant de liquidité, nous avons retardé nos paiements de factures ce qui a conséquemment causé une difficulté d'approvisionnement. Par le fait même, la production a diminué ce qui augmente les coûts et le dollar américain a baissé» a dit M.Isabelle. Les contrats étaient là, les possibilités d'expansion aussi. D'ailleurs, M.Isabelle a affirmé qu'Irving avait fait plusieurs offres d'achat.
Le coup de grâce
Cependant, la Banque Royale, principal créancier de Plancher Héritage n'a pas renouvelé la marge de crédit. «Depuis le mois d'octobre, nous tentions de renégocier notre marge de crédit, qui est renouvelable annuellement. Au lendemain de la date anniversaire, nous recevions une lettre enregistrée qui nous donnait 10 jours pour rembourser notre marge de crédit. Dix jours pour vendre tes inventaires et collecter tes recevables!
Infaisable!» a lancé M.Isabelle. Selon lui, c'est une façon plutôt cavalière de faire les choses. Habituellement, une banque donne de 60 à 90 jours pour se trouver un autre créancier. «Ce matin (jour de la manifestation)nous allons rencontrer le syndic de la Banque Royale. Nous allons voir ce qui en résultera." Malgré ces difficultés, M. Isabelle reste positif.» Il ne faut pas baisser les bras. Nous allons continuer à nous battre afin de remettre l'entreprise sur pied. J'ai confiance que ça va fonctionner soit en la vendant ou avec un plan de relance.
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