Le 14 mai 2004
L'Aviron
Le ridicule des coupures gouvernementales
Des licenciements qui ont de méchantes répercussions
Par : Louise Décary
Editeur : L'Aviron
Kedgwick, le 27 avril, Madame Laurette Aubé, au service du ministère de la Santé et du Mieux-être depuis 20 ans, apprend via une lettre de la sous-ministre, Nora M.Kelly, son licenciement. Ceci n'est pas un cas isolé. Aucune alternative n'a été offerte, pas d'information supplémentaire. Merci bonsoir!
La raison, suite aux décisions budgétaires, le ministère a réévalué sa façon d'offrir ses services. Mme Aubé travaille à Kedgwick au bureau satellite de la Région 5 qui est supervisé par le bureau régional de Campbellton. Elle agit à titre de support administratif pour 2.5 employés de la Santé publique et 5 employés de la Santé mentale. Ses tâches, depuis 1986 sont de voir au bon fonctionnement du bureau, répondre aux appels téléphoniques, diriger la clientèle vers les services appropriés, analyse d'eau etc. La liste est longue. Depuis l'annonce de son congédiement, Mme Aubé sous le choc, est en congé de maladie.
« Ils ont fait une mauvaise évaluation de la situation » a-t-elle lancé. Elle a écrit à maintes reprises au ministère demandant une nouvelle évaluation. Pour elle une perte d'emploi égale une perte de service. Cette décision aura eu de sérieux effets secondaires. Certains d'entre eux sont tout à fait ridicules.
Voici un exemple concret: Mme Aubé donnait aux mamans à faible revenu des coupons de lait pour leur bébé. Aujourd'hui, ces mamans doivent se rendre à Campbellton pour obtenir leur coupon. Si, ces mamans n'ont pas de voiture, comme c'est souvent le cas, l'aide au revenu paie le taxi jusqu'à Campbellton pour qu'elles puissent venir y chercher leurs coupons.
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