Le 18 juin 2004
L'Aviron
Requiem pour le Restigouche
Les citoyens se rallient pour sauver leur hôpital
Louise Décary
Les citoyens de Dalhousie sont stupéfiés, insultés et indignés suite à l'annonce de la coupure de tous les lits de l'hôpital St-Joseph et du service d'urgence. Idem pour les citoyens de Saint-Quentin, alors que leur hôpital perd 10 lits sur 12.
Rassemblés dimanche soir à Dalhousie, les quelques 450 citoyens ainsi que les députés et maires ont décidé à l'unanimité qu'ils n'acceptaient pas ce nouveau plan de santé du Ministre Elvy Robichaud. Vendredi, ils seront à Fredericton pour manifester. Ils invitent le Restigouche et la Miramichi à venir se joindre à eux. Soulignons, qu'ils n'en sont pas aux premières armes. C'est la quatrième fois que les citoyens de Dalhousie défendront leur hôpital.
Pas question d'être doux où mielleux. La foule veut crier haut et fort son mécontentement. «Il faut montrer notre courage intestinal!» a lancé l'un d'entres eux. Tandis qu'une autre ne s'est pas gênée pour dire qu'elle est prête à faire de la prison pour sauver son hôpital.
Des solutions, il y en a. Il fut question de barrer les route. Cependant, le scénario idéal, selon le député de Dalhousie, Donald Arseneault : «Lors du vote en chambre pour le nouveau plan de santé, le gouvernement pourrait être renversé et une élection sera appelée.» Sur ce, la foule l'a acclamé.
La coalition de l'Hôpital St-Joseph a aussi vu le jour, tout comme à Saint-Quentin un comité a été formé. «On n'a pas le choix de prendre le taureau par les cornes et de faire avancer ce dossier» a expliqué le maire de Dalhousie, Clem Tremblay. «La transformation de l'hôpital en centre de santé communautaire est un désastre économique, ça représente 4 à 5 millions de dollars.»
Editeur : L'Aviron
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