Le 24 juin 2004
L'Aviron
Jeux d'Acadie
Déjà 25 ans...
Editeur : L'Aviron
Que de beaux souvenirs me reviennent à l'esprit lorsque je fais un retour en arrière et que je revois cette première finale des Jeux de l'Acadie au CEPS de l'Université de Moncton en 1979!
Il faut se rappeler que lors du 375e anniversaire de l'Acadie, aucune activité pour regrouper la jeunesse n'avait été prévue. Depuis un certain temps, l'idée d'organiser un événement sportif d'envergure pour la jeunesse acadienne me hantait, car les dirigeants et les jeunes francophones ne pouvaient être servis dans leur langue par les fédérations sportives au Nouveau-Brusnswick.
La célébration du 375e anniversaire de l'Acadie, me semblait donc le moment propice de lancer l'idée d'organiser une manifestation sportive regroupant la jeunesse acadienne pour lui permettre de vivre un événement sportif en français et souligner, par la même occasion, les fêtes du 375e.
Par conséquent, il est important de souligner le rôle majeur joué par l'Institut de Leadership de l'Université de Moncton, sous la direction Vance Toner et des professeurs du département d'éducation physique et des loisirs de l'époque. Il va sans dire que les infrastructures du CEPS, mises à la disposition du comité organisateur, s'avéraient l'endroit idéal pour un tel rassemblement. Et, surtout je n'oublie pas le travail infatigable des pionniers de la première heure qui ont été à mes cotés et qui ont cru au projet des Jeux de l'Acadie.
À mon avis, la création des Jeux de l'Acadie a aidé à freiner l'assimilation de notre jeunesse acadienne. Il ne fait aucun doute que la participation des jeunes aux Jeux de l'Acadie est une occasion de les sensibiliser, de les aider à développer la fierté acadienne. D'où l'importance d'investir dans notre jeunesse acadienne, nos leaders de demain.
Il ne faut pas oublier que les Jeux de l'Acadie sont le projet de la collectivité acadienne. Ils doivent demeurer un rassemblement de participation sportif et culturel afin de continuer à promouvoir la langue française et la culture acadienne au sein de la jeunesse.
Depuis, la formule a évolué et continuera de le faire. Elle permettra à d'autres jeunes de vivre l'expérience des Jeux de l'Acadie en ajoutant des compétitions dans le secteur culturel, tel que l'improvisation. Pour ce faire, elle devra réduire certaines activités sportives afin d'avoir un nombre raisonnable de jeunes en finale.
En outre, pourquoi ne pas créer des championnats sportifs acadiens dans les disciplines les plus populaires? Ces championnats sportifs pourraient se dérouler dans les municipalités durant l'année, sous la responsabilité de la Société des Jeux de l'Acadie en collaboration avec les fédérations sportives du Nouveau-Brunswick.
Un merci sincère à nos premiers commanditaires ainsi qu'à la Société Radio-Canada qui met en onde depuis le début le déroulement de chaque finale et a toujours donné une bonne couverture médiatique à l'événement. Longue vie aux Jeux de l'Acadie! Jean-Luc Bélanger, c. m. Père fondateur des Jeux de l'Acadie Balmoral, NB
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