24 septembre 2001
L'Aviron
«Je suis passé à un cheveu de la mort»
Eric Mimeault
Annie L. Levesque
Le 11 septembre dernier, tout le monde a été témoin des événements survenus à New York et à Washington. Francis Mimeault, directeur général de New Brunswick East Coast (NBEC) à Campbellton, a vécu les événements beaucoup plus intensément que plusieurs d'entre nous. Son fils, Eric Mimeault, se trouvait à 200 pieds de la deuxième tour du World Trade Center lors de l'attentat. Soit à l'intérieur de l'édifice de 41 étages où étaient situés les bureaux de la Deutsche Bank où il travaille. «Quand mon directeur des ventes est venu m'annoncer qu'un avion avait heurté la première tour du World Trade Center, je lui ai dit d'arrêter ses farces... C'est quand il est devenu blanc comme un drap que j'ai réalisé que ce n'était pas une farce et que mon fils travaillait à 200 pieds du désastre,» d'affirmer Francis Mimeault lors d'un entrevue avec le journal L'AVIRON, de son bureau de la rue Roseberry à Campbellton.
Vivre les événements au premier plan Rejoint dans la matinée du 18 septembre dernier à New York, Éric Mimeault s'est dit très heureux d'être en vie. Le 11 septembre dernier, le World Trade Center faisait face à un attentat terroriste. Eric Mimeault quant à lui, se trouvait dans son bureau de la Deutsche Bank, à 200 pieds du drame.«Lorsque le premier avion a frappé la tour, on a entendu un vague grondement...
Les lumières ont clignoté et l'air climatisé a cessé de fonctionner. Puisqu'il n'y a pas de fenêtres dans mon bureau qui fait face au sud, je me suis rendu sur la façade nord de mon édifice. C'est là que j'ai constaté que des bouts de papier en feu, des débrits et même une pair de pantalon descendaient du ciel» d'expliquer le jeune homme de 24 ans qui vit aux États-Unis depuis les cinq dernières années.
Selon le jeune homme, c'est seulement lorsque le deuxième avion est entré en collision avec la deuxième tour qu'il a réalisé que le tout n'était pas un hasard. «Le deuxième avion est passé à une vingtaine d'étage au dessus de mon édifice. On a entendu un gros «boom» et là, je suis parti à la course... On était rendu assez loin pour ne pas que la poussière se rende à nous quand le bruit de l'effondrement nous a fait courir pendant 5 minutes... C'est seulement le lendemain que j'ai commencé à réaliser que j'étais passé à un cheveux de la mort,» d'affirmer Eric Mimeault.
«Cet événement a changé la vie de tout le monde... Pour ma part, ça me fait apprécier davantage ma famille, mes amis... les petits détails du quotidien.»
Editeur : L'Aviron
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