Le 1 février 2002
L'Aviron
Projet pour les sans-abri à Nigadoo
Les opposants prônent la consultation
Cinthya Bérubé
Plus de 250 personnes ont marché, jeudi dernier à Nigadoo, pour protester non pas contre la venue d'un centre pour sans-abri dans leur village mais bien contre le fait qu'ils ne furent préalablement pas consultés sur l'emplacement choisi. C'est du moins ce qu'affirme le porte-parole des opposants, Raymond Provencher : «Je veux être clair, le projet ne doit pas tomber à l'eau. Les sans-abri ont besoin d'un toit. La marche est pour protester contre l'emplacement. Nous n'avons pas été consulté», de dire celui qui a reçu plusieurs lettres musclées depuis le début de son implication.
Raymond Provencher ajoute même : «Avant de démarrer un projet, les gens doivent y croire et s'impliquer dans le processus, peu importe où vous habitez. Les gens ici ont l'épiderme sensible et je les comprends. Il faut tous essayer de se comprendre et surtout s'entendre dans l'avenir.» Les partisans s'affichent Malgré la tempête qui sévit dans son coin de pays, la mairesse de Nigadoo, n'a pas retourné les appels de L'Aviron, tout comme le président de la Fondation Emmanuelle, Romain Landry. D'autres se sont pourtant portés à la défense des sans-abri dont le Front Commun pour la Justice Sociale. «On espère qu'à la fin du débat, la communauté de Nigadoo sera connue non comme une communauté qui rejette les moins bien nantis de notre société mais comme une communauté capable d'accueil, capable de donner une seconde chance à ceux qui en ont besoin», disent Anne Wéry et John Gagnon du Front Commun pour la Justice Sociale.
Editeur : L'Aviron
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