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Le 21 mai 2004

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Manifestation à Belledune On va gagner! On va gagner!

Par : Louise Décary
Editeur : L'Aviron

«L'air n'est pas à vendre! L'eau n'est pas à vendre! Gaspésiens! Acadiens! Mi'gmaq! Bennett, nous sommes le peuple de cette terre-là ! Nous avons le droit! Nous avons le choix! Nous ne faisons qu'un !» a crié Luc Potvin de la Coalition du Retour à l'Expéditeur.

Pour une deuxième fois au site de l'incinérateur de déchets toxiques à Belledune, le ralliement de manifestants était immense. Plus convaincus que jamais, ils ne baisseront pas les bras. Florian Levesque, d'Environnement Vie, explique: «Pour des luttes comme ça, ce qu'il faut c'est une pression constante sur la compagnie et les politiciens. Nous n'avons pas l'intention d'arrêter. Un nouveau contexte politique se met en place. Aux élections municipales, plusieurs maires qui étaient pour le projet, n'ont pas été réélus et les élections fédérales approchent.»

Pendant la manifestation, il a aussi été question de la Convention de Stockholm. Le Canada a été un des premiers pays à signer. Cette convention stipule que le gouvernement a le devoir d'informer les gens des dangers des dioxines et des furannes. Il ne le fait pas. De plus, les groupes environnementaux réclament toujours un moratoire et demande une étude d'impact environnementale indépendante. Ils persisteront à mettre de la pression pour réveiller le gouvernement.

La région déjà contaminée

«Les politiciens provinciaux et fédéraux doivent répondre aux inquiétudes soulevées par le peuple. C'est leur responsabilité» a lancé Inka Milewski, du Conseil de Conservation du Nouveau-Brunswick. «C'est fondamentalement immoral d'importer et d'incinérer des déchets toxiques. La province n'est pas prête à admettre et à accepter que la région est déjà contaminée. Belledune a besoin d'être nettoyée avant qu'une autre industrie y soit développée. La santé des citoyens doit être correctement évaluée. C'est de l'aveuglement volontaire de la part du gouvernement face aux problèmes qui existent dans la Baie des Chaleurs.»

Il a aussi été dit lors du rassemblement que, d'envoyer une lettre au Premier Ministre du Canada ne coûte pas un sou. Une lettre n'a pas besoin d'être affranchi. Il fut donc suggéré à tout le monde présent d'envoyer à M.Paul Martin, un sac de terre de la Baie des Chaleurs pour lui réclamer une «Baie Ben Nette !» Ce sera le grain de sable dans l'engrenage.



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