Le 8 juin 2005
Journal de Cornwall
Lancé frappé sur le jazz: une exposition sur trois notes
Par : Dennys Bélanger
Editeur : Journal de Cornwall
Originaire d’Ottawa, Benoît Gatien a su sur le tard qu’il possédait le don de la peinture acrylique et la volonté de créer des toiles qui respirent la joie de vivre. Après trois ans et demi et quelque 250 productions, il présente actuellement sa première exposition grand public à la Galerie d’art régionale de Cornwall.
Puisant son inspiration à même la musique qu’il écoute, le peintre autodidacte Benoît Gatien est une vraie machine à peindre.
Débutée, depuis à peine trois ans, son exposition axée sur le jazz contemporain est le fruit d’une passion qu’il a transformée en hobby et qui pourrait bien un jour lui amener une occupation à temps plein. Designer graphique sur ordinateur de son métier, l’artiste Gatien marie les couleurs dans ses toiles malgré qu’il soit daltonien.
Rencontré sur les lieux de cette exposition, l’artiste nous a confié bien humblement qu’il essaie, par le biais de ses créations, de transmettre l’énergie. «Mes toiles sont le reflet du positivisme. Si en les regardant les gens peuvent emmagasiner l’élément vivifiant nécessaire à la joie de vivre, mes toiles auront fait leur travail», confesse ce dernier.
Marié et père d’un jeune garçon, Benoît Gatien dit qu’il est la preuve que lorsqu’on veut vraiment quelque chose, on peut y arriver. Moi, je savais que le monde de l’art m’attirait mais je ne savais pas comment l’exprimer. C’est par hasard que j’en suis venu à prendre des cours. Dès les premiers coups de pinceau, j’ai su que cette pratique serait beaucoup plus qu’une simple échappatoire du stress de la vie quotidienne. C’est une passion et je veux la transmettre au plus grand nombre de gens possible, pour en faire découvrir toute la force et l’univers des couleurs que l’on peut fondre ensemble», ajoute celui-ci.
Présentée durant tout le mois de juin à la Galerie d’art régionale de Cornwall, l’exposition de Benoît Gatien se veut un monde accessible de l’art et un parallèle de la musique jazzée. Pour la directrice des lieux, Sylvie Lizotte, cette exposition est comme un vent de fraîcheur sur la morosité de tous les jours. «Quand j’ai été placée en contact des toiles de Benoît (Gatien), j’ai comme senti une certaine joie m’envahir. De plus, d’apprendre qu’il ne peignait que depuis trois ans et demi m’a agréablement surprise et m’a réconciliée avec l’art en général, aussi étrange que cela puisse paraître», a ajouté celle qui mène la destinée de la galerie de Cornwall depuis 12 ans maintenant.
Vernissage et vente
Lors du vernissage qui a eu lieu vendredi dernier, l’artiste a vendu cinq toiles en plus d’émerveiller la quarantaine de personnes qui se sont pointées à l’événement ce soir-là. Se détaillant entre 150 $ et 2 500 $, les peintures de Benoît Gatien restent accessibles au grand public et se prêtent admirablement dans le contexte d’un restaurant ou d’un bar. Il va sans dire qu’elles font également bien dans un salon. «C’est cela qui est bien avec les toiles de Benoît Gatien. Ses œuvres peuvent être affichées partout et ne jurent avec aucun décor. Au contraire, elles ravivent les endroits tristes et leur donnent de la gaieté et de la joie de vivre», renchérit Mme Lizotte.
Pour ce qui est de l’avenir, l’artiste compte bien parfaire son art et promener son exposition dans les grands centres urbains comme Ottawa, Montréal et Québec. Il n’est pas impossible qu’il puisse être tenté par nos voisins du sud.
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