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Le 17 août 2005

Journal de Cornwall

Petite enfance: Cornwall pourrait bien devoir payer l’implantation des services

Editeur : Journal de Cornwall

Une mésentente entre les paliers de gouvernement fédéral et provincial quant au délai de livraison des sommes d’argent disponibles pour la création d’un programme de soins pour la petite enfance pourrait bien obliger l’administration municipale à absorber les coûts initiaux de la facture. On parle ici d’une somme de 2,2 millions de dollars. Même si le remboursement est assuré, on ne sait pas quand et comment se feront les versements.

C’est ce qui ressort d’une rencontre que le Conseil municipal de la ville a eu jeudi dernier avec la responsable des Services sociaux pour la ville, Mme Susan Cain. Cette dernière a alors appris aux membres du Conseil que le programme qui vise la mise sur pied de services de garde pour la prime enfance pourrait connaître ses premiers ratés sous forme d’un délai dans le transfert des sous du fédéral au provincial pour la réalisation du projet. «Si nous voulons nous prévaloir des sous disponibles pour la mise sur pied de ce programme, il nous faudra assumer les coûts initiaux. Cependant je ne sais pas quand nous serons remboursé», est venu dire Mme Cain aux gens du Conseil.

Ce programme qui porte le nom (presque absurde dans les conditions) de Programme pour un meilleur début devait à l’origine aider les communautés par le biais de fonds à la hauteur de 8,63 millions, à créer sur trois ans pas moins de 185 nouvelles places en garderie mais dû à des détails techniques dans le transfert des fonds devra être financé les municipalités.

De plus, Mme Cain a dit qu’aucune spécificité n’existait dans le programme à ce moment à savoir quand les fonds seraient disponibles, ce qui laisse les villes dans l’obligation d’assumer les coûts initiaux ou bien de se passer du programme tout simplement.

Le financement qui serait manquant pour le début de la première année, soit 2,2 millions, servirait entre autres à jeter les bases du programme au sein des quatre conseils scolaires et à embaucher deux employés qui auraient pour fonctions de veiller à la bonne marche de la mise en œuvre des activités autant du côté financement que de l’administration du programme. C’est cette somme qu’auraient à débourser initialement les villes participantes de l’Ontario.

Enfin, Mme Cain a mis en garde le Conseil contre la possibilité d’un manque de liquidités dans le projet à moins que l’argent soit arrivé et ait été redirigé par les fonctionnaires de Toronto.

Comme réponse, le Conseil a émis une motion dans laquelle il s’engageait à verser à les sous nécessaires pour le programme, et ce, seulement si ce dernier pouvait recevoir des garanties écrites de la part du gouvernement provincial qu’un remboursement de l’intérêt sur un emprunt contracté pour débloquer l’argent nécessaire au programme soit inclus à même le remboursement. «Nous ne sommes pas en mesure de faire des cadeaux au gouvernement provincial et cela risque de débalancer notre budget, c’est pourquoi nous voulons ces garanties avant d’agir», a dit le conseiller Leslie O’Shaughnessy.



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