Le 7 septembre 2005
Journal de Cornwall
Heine Bruining congédié
L’agneau a-t-il été sacrifié?
Par : Dennys Bélanger
Editeur : Journal de Cornwall
La politique est souvent un monde qui ne pardonne pas! Heine Bruining, bras droit du député de Stormont, Dundas et Charlottenburgh, Jim Brownell allait l’apprendre à ses dépends. Pressenti pour briguer le poste de représentant des libéraux pour les prochaines élections fédérales, ce dernier s’est aperçu assez rapidement que si on tourne autour du pot en politique et surtout si ton nom sort dans les médias et sème la controverse, on a toutes les chances de se voir écarter de la vie publique.
«Le congédiement de Heine (Bruining) est malheureux mais il n’a rien à avoir avec les éditoriaux parus dans le Standard Freeholder et n’est pas une décision du parti provincial. J’ai pris cette décision en regard de son travail au bureau qui ne répondait plus à mes espérances», a tenté d’expliquer un Jim Brownell plutôt mal à l’aise. Pressé de questions, ce dernier s’est réfugié derrière la confidentialité entourant le congédiement d’une personne.
Réplique de Bruining
Les affirmations de Jim Brownell entrent en conflit avec celles de son ex-conseiller. Cependant au lieu de répondre directement à son chef ou aux représentants de l’aile politique libérale qui ne sont pas étrangers à ce qui prend toutes les apparences de l’agneau sacrifié pour conserver l’image du parti, Heine Bruining blâme le quotidien anglophone pour le traitement de l’information qui a été fait de sa non nomination au poste de candidat pour les prochaines élections fédérales. Dans une longue lettre parue dans les pages du journal, celui-ci remet en question le travail du journaliste Sultan Jessa à son sujet laissant planer le fait que le représentant de la presse anglophone aurait écrit dans son éditorial que Bruining aurait dit qu’il se présentait aux élections pour par la suite changer d’avis ce qui, on le comprendra est assez pour créer la confusion. « Si je suis coupable de quelque chos,e c’est d’avoir fait confiance à un média et à son traitement de l’information. On dit souvent que la politique est jeu cruel pour messieurs. Cependant comme j’allais l’apprendre cela ne se joue pas toujours dans les règles de l’art», de dire ce dernier.
Révélations du Journal de Cornwall
Déjà à la fin d’avril, dans de l’information privilégiée que votre serviteur avait reçu de la part de personnes hautement placées dans le parti libéral concernant l’implication de Heine Bruining dans les prochaines élections fédérales à titre de candidat pour le comté occupé présentement par le conservateur Guy Lauzon, ces dernières confirmaient que l’ex-bras droit de Jim Brownell était l’une des deux personnes approchées pour briguer le poste rendu vacant par le retrait de la politique active du député libéral défait aux dernières élections Bob Kilger.
Selon les informations reçues, Heine Bruining était bel et bien en lice pour représenter les libéraux advenant le cas ou des élections seraient déclenchées à la suite des révélations de l’affaire Gomery. Rejoint au téléphone à l’époque, le principal intéressé avait été très surpris que nous soyions déjà au courant de cette information. Après un moment de silence, il nous avait dit ne pas être ceretain de sa décision. Cependant, du même souffle il nous avait fait la promesse que nous serions les premiers avertis s’il décidait de se présenter. L’histoire allait nous démontrer que ce dernier n’allait pas tenir sa promesse.
Toujours à même la lettre parue dans le Freeholder, on apprend qu’après la publication du premier article de la plume de Sultan Jessa, Heine Bruining aurait demandé à Bob Kilger, à la suite d’une longue réflexion, de dire aux responsables du parti fédéral qu’il n’était plus intéressé à se présenter et au journaliste de se rétracter. Malheureusement pour ce dernier son nom avait déjà été retenu comme il devait l’apprendre dans une conversation téléphonique avec le directeur exécutif du parti Fred Longo. «En discutant avec ce dernier, je me suis rapidement aperçu que la nomination du mois de mai était un sacrifice et que j’en faisais les frais. Alors quand j’ai lu dans le Freeholder l’éditorial qui me lapidait, alors, j’ai été vraiment déçu. Pourquoi tirer sur un cheval qui est déjà mort?», a lancé ce dernier.
Pour ce qui est de son congédiement du poste de conseiller de Jim Brownell, ce dernier est catégorique cela vient des ordres de Toronto et est intimement lié aux articles parus dans les journaux. «Oui, pour ceux qui ce demande si l’ombre de Jim Brownell que j’étais a été sacrifié aux dépends de l’image du parti, la réponse est affirmative», ajoute-t-il.
Il va sans dire que nous avons essayé d’avoir les commentaires des personnes concernées mais sans succès.
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