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Le 17 mars 2005


Un premier roman pour Roger Levac

Par : Dennys Bélanger
Editeur : Journal de Cornwall

Natif de Cornwall, cet amoureux de la langue française vient tout juste de publier aux éditions Prise de parole son premier roman intitulé L’Affaire Pluche. Dans le but de mousser les ventes de ce livre, ce dernier sera présent au Salon du livre de l’Outaouais en fin de semaine.

Ancien enseignant à l’école La Citadelle de Cornwall, Roger Levac est un amoureux de la langue française. Avec la parution de ce dernier ouvrage, il en sera à son cinquième livre. Les autres titres sont Petite Crapaude, Le Registre, gagnant du prix Trillium du côté francophone, L’hiver dans les Os, L’anglistrose qui traite de l’assimilation.

Pour son dernier livre, Roger Levac s’est inspiré de l’un de ses auteurs préférés, Stephen King, en produisant un roman de série noire oscillant entre l’enquête policière et le drame fantastique. «Pour l’écriture de ce dernier livre, j’ai travaillé beaucoup plus fort que pour les autres. S’attaquer à ce genre de littérature est autre chose plus ardue que je l’avais d’abord imaginé. De plus, quand on est un gars perfectionniste comme moi cela est loin d’arranger les choses», avoue ce dernier

Quand on lui demande d’où vient son goût pour l’écriture, Roger Levac répond sans hésiter que cela remonte au temps où il fréquentait l’école secondaire. «J’avais alors remporté le prix de mon école pour un concours de composition française. J’ai su dès ce moment que j’allais dédier ma vie à cette belle langue», ajoute-t-il.

Interrogé sur l’endroit où il puise son inspiration, Roger Levac dit qu’il s’élève contre toute forme d’injustice. Mon don, ce n’est pas de foncer dans le tas mais de faire mes récriminations par le biais de mon écriture. C’est ce qui a motivé mes livres et mes essais antérieurs», dévoile l’émule de Stephen King,

Littérature franco-ontarienne
Comme ce dernier participera au salon du livre en fin de semaine, la question de la commercialisation était inévitable. La littérature franco-ontarienne se vend-elle bien? «Non, malheureusement je dois dire que la vente des livres n’est pas ce qu’il y a de plus lucratif. Par chance qu’il y a des bourses pour les auteurs et les Conseils des arts pour nous donner un coup de main, sinon nous ne serions pas capables de publier», lance-t-il.

Pour savoir pourquoi la littérature franco-ontarienne ne se vend pas plus, encore nous lui avons demandé son avis : «Je crois humblement que le fait que nous sommes minoritaires y joue pour beaucoup. De plus, le prix des livres est souvent trop élevé et la barrière psychologique qui nous sépare du Québec fait le reste», allègue Roger Levac.

À savoir s’il travaille déjà sur un prochain livre, Roger Levac dit vouloir promouvoir son dernier avant tout mais dans un deuxième temps il dit avoir des idées en réserve.



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