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Le 22 juin 2005


Financement pour l’Hôpital communautaire: Ça tourne en rond du côté de la Ville

Par : Dennys Bélanger
Editeur : Journal de Cornwall

Ayant promis 8,4 millions pour respecter sa part du financement pour l’agrandissement de l’Hôpital communautaire, la Ville devra revoir sa position. En effet, selon les dernières nouvelles, l’argent escompté par un remboursement de taxe unique du gouvernement provincial n’appartient pas au complet à la Ville. Cette dernière devrait partager avec les Comtés unis. Cet imbroglio laisse peu de choix au Conseil municipal, soit il utilise l’intérêt du fonds pour le progrès, soit il augmente les taxes. Rappelons que lors d’une rencontre publique, les gens s’étaient objectés à une majoration des taxes. Les élus municipaux iront-ils à contre-courant de la volonté populaire?

C’est l’épineuse question à laquelle le maire et les conseillers devront répondre bientôt pour satisfaire à la demande des argentiers de l’hôpital responsable du financement du projet et d’agrandissement du centre hopistalier communautaire. Lors du dernier conseil municipal, ce questionnement était à l’ordre du jour. Si certains voulaient qu’on dépense tout de suite les 3,4 millions qui sont tout de même dans le compte de banque quitte à rembourser plus tard au cas où le montant ne soit pas dévolu uniquement aux goussets de la ville, d’autres optaient pour la prudence en finançant à même l’intérêt du fonds progrès la plus grosse collecte de fonds de l’histoire moderne de Cornwall. «L’argent est dans notre compte à la banque. Nous allons le dépenser en rendant les sous disponibles pour le montage financier de l’hôpital et nous rembourserons plus tard si nous devons le faire», a dit le conseiller Leslie O’Shaughnessy, appuyé dans sa tirade par Korey Kennedy, conseiller également.

Pour sa part, le conseiller Chris Savard optait pour prendre uniquement l’intérêt du fonds progrès pour remplir les obligations monétaires contractées envers les responsables du montage financier de l’Hôpital communautaire. Ce dernier en a fait une proposition qui a été débattue au Conseil municipal et acceptée sur division, les conseillers, O’Sauhghnessy, MacDonald et Bhargava s’opposant à cette motion.

Ce qui veut donc dire qu’à moins d’un avis contraire, le financement pour l’hôpital proviendra des intérêts pris sur le placement à long terme de la Ville appelé fonds progrès. C’est un peu ce qui ressortait de la réunion publique qui avait eu lieu il y a quelques semaines au Centre civique alors que les gens présents avaient laissé savoir à la Ville qu’ils ne voulaient pas de hausse de taxes pour couvrir le financement de l’hôpital.

Pour ce qui est des 3,4 millions que devait recevoir la Ville en paiement d’un remboursement de taxe trop perçu par le gouvernement de l’Ontario, l’argent est bel et bien en banque sauf qu’une partie de ce montant sera redistribuée aux Comtés unis qui gèrent les taxes dans les secteurs en périphérie de la ville de Cornwall. De plus, selon les dires de l’administrateur en chef de la ville, M. Cécil Vincent, l’argent ne peut pas être employé pour toutes sortes de choses, un peu comme l’enveloppe que recevra la Ville pour le remboursement de la taxe liée à l’essence qui devrait provenir du gouvernement fédéral. D’après le maire Phil Poirier, les 815 000 $ que contient l’enveloppe de ce remboursement doivent majoritairement aller pour l’environnement ou la réfection des rues. «C’est malheureux mais c’est comme cela avec les gouvernements, c’est souvent des cadeaux avec un élastique», commente ce dernier. Par contre, le plus intéressant dans ce nouveau cadeau du gouvernement Martin, c’est que l’octroi n’est pas un remboursement unique mais bien du financement récurrent et que d’année en année, il sera majoré pour atteindre les deux millions d’ici à cinq ans. À savoir quand le premier versement de cet argent entrera dans les goussets de la Ville, le maire parle de 15 jours à trois semaines. «Quant à moi, le plus tôt sera le mieux», conclut le premier citoyen de la ville.



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