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Le 28 juin 2005

Journal de Cornwall

L’ACFO SD&G; perd deux membres

Par : Dennys Bélanger
Editeur : Journal de Cornwall

Déjà affaiblie par sa fusion forcée avec le Centre culturel qui a apporté plus de mal que de bien et qui a mené a une mini-guerre entre les membres des deux organismes, l’ACFO SD&G; vient de subir deux coups durs coup sur coup. En effet, en l’espace d’un mois, le groupe a perdu sa représentante du Centre de santé, Karen Gilmore et le vieux routier communautaire, Jean Bédard. Heureusement, pour l’entité représentant les francophones, une nouvelle recrue a décidé de donner du temps pour aider à remettre l’organisme sur les rails; il s’agit de la secrétaire du Journal, Lise Piette.

Militer pour un organisme qui défend les droits des francophones n’est pas toujours facile, surtout en situation minoritaire. Le caractère est souvent mis à rude épreuve et les tensions montent fréquemment d’un cran surtout lors des étapes de restructuration. Divergences d’opinions, visions opposées, prises de bec sont des facteurs qui amènent souvent les gens à repenser leur bénévolat dans des groupes de la sorte.

Démissions
Représentante du Centre de santé de l’Estrie et membre de l’ACFO depuis 2 ans, Mme Gilmore a tiré sa révérence à la suite d’un changement d’emploi. En effet, jusqu’à récemment travailleuse communautaire pour le Centre de santé de l’Estrie, Karen a trouvé un emploi similaire mais beaucoup près de sa demeure soit à Rockland. «J’ai bien aimé ma participation à l’ACFO mais des raisons professionnelles m’amènent à donner ma démission. Je souhaite longue vie à l’organisme et bon courage aux personnes qui demeurent au conseil d’administration», écrivait cette dernière dans une lettre envoyée au président de l’ACFO, M. Jules Bourdon.

De son côté, le départ du vieux routier du monde communautaire, Jean Bédard, n’est pas survenu dans d’aussi bonnes conditions. Souvent à couteaux tirés avec le président Bourdon, M. Bédard songeait à démissionner depuis un bon bout de temps. «Quand tu donnes de ton temps bénévolement et que tu n’arrives pas à avoir un certaine forme de respect alors tu songes à aller voir ailleurs. Moi, je me suis toujours impliqué pour faire avancer les choses mais quand des gens ne sont pas sur la même longueur d’onde, ça ne sert à rien de s’accrocher», expliquait ce dernier.

Il est évident que ces deux départs laissent un trou béant dans la structure de l’organisme. Déjà pas bien nombreux, les membres du conseil d’administration devront redoubler d’ardeur pour colmater la brèche créée par ces deux démissions.

Arrivée et recrutement
Relevant le défi, les membres restants de l’ACFO n’ont pas lésiné longtemps repêchant l’une des femmes les plus connues dans la communauté francophone, Lise Piette. Secrétaire-réceptionniste du Journal de Cornwall, Mme Piette a milité longtemps pour le fait français. Membre de plusieurs groupements par le passé, son apport d’expérience pour le groupe sera sûrement grandement apprécié et salutaire pour la survie de l’organisme.

Toujours en mode recrutement, les membres du Conseil d’administration espère bien recruter d’autres bénévoles d’ici peu pour siéger à la table du Conseil ou tout simplement pour faire partie de comité d’appoint pour des tâches définies.

Pour ceux et celles qui aurait le goût de s’impliquer dans la francophonie et faire avancer cette cause il reste des places à combler. En passant, l’assemblée annuelle de l’organisme aura lieu le 21 septembre prochain. «Nous espérons avoir combler nos postes d’ici cette date. Mais advenant le cas ou ne serions incapable de le faire; cette soirée sera une bonne occasion pour en apprendre un peu plus sur les rouages de la francophonie et qui sait peut-être même vous laisser tenter par l’aventure», conclut Jules Bourdon.



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