Le 20 juillet 2005
Une maison des jeunes à la salle Nativité: rien de moins sûr!
Dennys Bélanger
Bien que cette annonce ait défrayé la manchette des journaux il y a quelques mois, l’arrivée de la maison dans la salle Nativité n’est pas chose faite, et bien que ce site soit l’endroit parfait pour l’organisme, la question monétaire pourrait contrecarrer le projet.
C’est la nouvelle que le journal a apprise de sources sûres en même temps qu’était convoquée pour le mercredi 20 une réunion de tous les locataires et des différents organismes qui pourraient avoir un intérêt pour s’établir dans le fameux bâtiment.
Propriété de la paroisse, la salle Nativité fut érigée en 1954 pour répondre aux besoins des gens en matière de salle de réception et de salle de danse. Bien que cet édifice soit relativement en bon état, il coûte les yeux de la tête à entretenir. Rencontré lors d’un voyage à Montréal, le président de l’âge d’or de la Nativité, Rodolphe Longtin nous confirmait que pour garder le bâtiment ouvert il fallait 92 000 $ et ici on ne parle pas de salaires mais bien d’entretien des lieux, du chauffage, de l’électricité, du nettoyage des locaux et du déblayage du stationnement l’hiver. «C’est tout un montant à avancer et je comprends maintenant qu’on puisse vouloir fermer cette salle d’autant plus que selon mes informations les revenus de cette salle ne suffisaient pas à couvrir les dépenses du bâtiment. On m’a dit également que la paroisse n’a fait aucun profit depuis trois ans», souligne ce dernier.
Rappel des faits
C’est en mai dernier que les responsables de la paroisse prenaient tout le monde par surprise en annonçant qu’ils mettraient la clef dans la porte à la fin de 2005. Cette nouvelle a eu l’effet d’une bombe dans la communauté francophone de Cornwall. Il faut dire que cette salle était souvent utilisée par les organismes francophones pour des activités de rassemblement.
De plus, beaucoup des gens résidant dans le Village et adeptes du bingo ou encore des quilles voyaient disparaître avec la fermeture de cet établissement leurs seuls endroits de loisirs. Interrogé à l’époque, Arnold Fobert, membre de la Garde de la Nativité avait peine à y croire. «C’est toute une mauvaise nouvelle que l’annonce de cette fermeture. Non seulement cela va faire mal à la communauté mais elle va créer un vide dans nos vies», disait celui-ci. À l’époque, une rencontre avec les différents intervenants utilisateurs de l’édifice avait été convoquée à l’insu de la presse pour expliquer les raisons de cette fermeture et il avait fallu gratter à gauche et à droite pour avoir l’heure juste dans ce dossier.
Quelques mois plus tard…
Interpellés par la situation, les responsables de la Ville, de concert avec les grands penseurs de la paroisse, ont décidé de voir ce qu’ils pouvaient faire pour récupérer le bâtiment et lui donner une seconde vie. C’est de cette première ébauche d’idées qu’est venue celle d’une maison des jeunes dans cet édifice. Questionnée à ce sujet, la coordonnatrice de l’organisme Josée Delisle nous a confirmé qu’elle avait été convoquée à une réunion le 20 juillet pour regarder la possibilité d’installer son organisme dans ce bâtiment. «C’est vrai que cet endroit serait parfait pour nous mais avec les coûts exorbitants pour son entretien je ne crois pas que nous pourrons faire le poids. C’est beaucoup trop cher pour nos modestes moyens», a-t-elle signifié.
Participation de la Ville
Cependant, comme c’est souvent le cas dans des causes désespérées, une lueur se pointe à l’horizon. En effet, selon les brides d’informations que nous avons pu recueillir à droite et à gauche, le Conseil municipal s’apprêterait à prendre à sa charge pour cinq le bâtiment mais les organismes devraient défrayer les coûts d’entretien. Pour en savoir un peu plus sur cette réunion nous avons tenté de joindre le curé Laurier Rivest mais comme c’est l’habitude du clergé, nous n’avons pas eu de retour d’appel. Même chose du côté des fonctionnaires de la Ville qui semblent vouloir jouer au chat et à la souris dans ce dossier.
Par contre, toujours en discutant avec Mme Delisle, nous avons pu apprendre que selon les informations qu’elle détient le projet permettrait de maintenir les bingos, la salle de quilles ouverte et éviterait aux organismes comme l’âge d’or et la Garde de la Nativité d’avoir à se trouver un nouveau local. «De plus, on nous dit que la bibliothèque et une couple d’autres groupes, à part nous, seraient impliqués dans ce projet. Pour l’instant, nous ne crierons pas victoire trop vite. Il va falloir connaître les tenants et les aboutissants de ce dossier avant de sabler le champagne», a conclu cette dernière.
Editeur : Journal de Cornwall
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