Le 29 septembre 2005
Les libéraux de SDG recrutent une grosse pointure
Du vert au rouge, Tom Manley devient libéral
Par : Dennys Bélanger
Editeur : Journal de Cornwall
Les prochaines élections fédérales dans SDG risquent fort d’apporter un certain suspense. D’un côté, le conservateur Guy Lauzon et de l’autre, le nouveau transfuge libéral Tom Manley. Qui l’emportera? Le choix demeure toujours celui des électeurs.
Jeudi dernier, le Journal recevait une convocation de presse de l’organisation libérale SDG qui allait dévoiler son nouveau candidat, le lendemain, au Best Western Parkway Inn, château fort des libéraux à Cornwall. Dans le communiqué, on nous annonçait, sans le nommer, la présence d’un politicien d’envergure.
«Je reviens chez nous», a dit un Tom Manley, rasé de près et portant complet et cravate rouge sang, lors de son discours devant la trentaine de personnes venues l’appuyer dans ce changement de camp et devant les médias écrits, parlés et électroniques. «J’ai décidé de me porter candidat libéral à la suite du discours de monsieur Martin devant les Nations Unies Si le parti libéral veut défendre des valeurs comme le dossier du changement climatique, les défis associés avec les fermes familiales et les petites entreprises, ainsi qu’éliminer les dépenses indécentes en matière d’armements militaires aux dépens de la famine, si ce sont les défis que le premier ministre et le parti libéral veulent entreprendre, alors vous pouvez compter sur moi», a lancé ce dernier lors de son allocution.
Pourtant, il n’y a pas si longtemps, ce nouveau candidat de l’équipe Mart, alors membre du Parti Vert, fustigeait les libéraux fédéraux en disant que ces derniers ne tenaient pas leurs promesses, notamment en matière d’écologie et d’environnement; maintenant il fait campagne à leurs côtés… comme on peut dire : la politique nous réserve certaines surprises.
Départ de Bruining, arrivée de Manley
L’arrivée de Tom Manley au poste de candidat libéral survient à peine trois semaines après la controversée affaire Heine Bruining. Rappelons que ce dernier avait été pressenti par les libéraux de SDG pour les représenter aux prochaines élections fédérales. Après ces démêlés avec le quotidien anglophone Standard-Freeholder, M. Bruining avait même perdu son emploi auprès de son employeur, le député libéral provincial Jim Brownell. C’est dire que les libéraux fédéraux avaient besoin d’un nouveau candidat et pas n’importe lequel, une personne connue ayant un certain charisme et avec Manley, ces derniers croient l’avoir trouvé. Interrogé à cet effet, l’organisateur politique Denis Sabourin disai: « Tom Manley, c’est notre homme. Il a une longue tradition libérale derrière lui et il défend des dossiers qui touchent l’ensemble de la population. C’est le candidat que nous voulons», a dit celui-ci.
Pourtant, un autre candidat avait fait mention de son intérêt et avait même fait l’annonce publiquement, un peu comme l’a fait Manley devant une trentaine de personnes, on parle ici de Bill Upper. Toutefois, quand le Journal a posé la question lors de la conférence de presse sur la venue de Tom Manley avec les libéraux, personne ne semblait savoir de qui on parlait. Par la suite, M. Sabourin nous a dit qu’il y aurait une élection au parti, mais cela était dit avec si peu de conviction que l’on sait déjà l’issue de ce vote.
Pour en revenir à Tom Manley, disons que ce dernier, toujours lors de son discours, a longuement parlé de ses valeurs libérales et du fait que son grand-père Peter Manley avait été député provincial en Ontario. «J’ai peut-être changé de véhicule mais je ne change pas mes principes pour autant. Les dossiers que je défendais pour le Parti Vert seront les mêmes que je défendrai pour les libéraux», a renchéri le nouveau venu libéral.
Questionné sur le fait de jouer l’opportuniste pour atteindre le pouvoir, Tom Manley a répondu le plus franchement possible. «Oui, c’est vrai que je quitte un parti pour un autre et oui, j’espère atteindre le pouvoir. Le Parti Vert a une bonne plate-forme électorale mais n’a pas encore toute la machine électorale pour accéder au pouvoir. Si on veut faire bouger les choses il faut prendre les moyens. C’est en plein ce que je fais», a conclu ce dernier.
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