Le 20 octobre 2005
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| La nouvelle directrice générale de l'organisme, Jacquie Richards |
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Devenir Grand Frère ou Grande Sœur
Bien plus que de l'accompagnement
Par : Dennys Bélanger
Editeur : Journal de Cornwall
Créé en 1973 pour répondre aux problèmes grandissants des familles monoparentales et le manque de support pour les enfants vivant dans de pareilles situations, l'organisme les Grands Frères et les Grandes Soeurs de Cornwall et de la région est en constante recherche de bénévoles pour effectuer diverses tâches allant du jumelage aux campagnes de financement en passant par des activités de sensibilisation à la cause des jeunes. Pour en savoir un peu plus sur ce sujet, le Journal a rencontré la nouvelle directrice générale de l'organisme, Jacquie Richards.
Les enfants d'hier sont souvent les adultes d'aujourd'hui. Pour permettre à la jeunesse de s'épanouir malgré le manque d'un des deux parents, il ne faut souvent rien de plus qu'un geste d'attention, une oreille attentive et le goût de développer une belle amitié. C'est un peu dans cette optique que nous a reçus la personne en charge de l'organisme.
Originaire de Cornwall où elle a complété ses études, Jacquie Richards revient tout droit d'Edmonton où elle a travaillé pendant 8 ans pour un organisme ayant une mission similaire aux Grands Frères et Grandes Sœurs, le bien-être des enfants. «Même si j'aimais mon travail en Alberta, je crois sincèrement qu'après huit ans j'avais besoin d'un changement. Par contre, comme je désirais rester dans le même domaine, il me fallait trouver un travail qui répondrait à la fois à mes besoins de changement et de conservation de mes acquis professionnels ; en optant pour le poste de directrice générale chez les Grands Frères et Grandes Sœurs, je crois bien l'avoir trouvé», disait d'entrée de jeu Mme Richards.
En acceptant le travail ici à Cornwall, elle tourne la page sur un périple dans une autre province mais elle se rapproche de sa famille tout en continuant à œuvrer dans le secteur qui la passionne, l'aide aux enfants. «Oui, ici, je suis en pays de connaissance. J'ai étudié ici et mes parents habitent Cornwall ; de plus je ne suis qu'à 5 minutes de mon emploi, quoi demander de plus ?», disait cette dernière à la blague.
Dossiers à connaître et partenariat
Bien qu'elle soit en poste depuis une semaine seulement, la jeune Jacquie a déjà bien des idées pour continuer le travail commencé et même en développer l'organisme. «J'aimerais créer un pont avec tous les mouvements qui s'occupent de la jeunesse ou qui viennent en aide aux jeunes. Je suis fortement convaincue que l'on gagne plus à travailler en équipe qu'en vase clos. C'est pourquoi lorsque j'aurai pris connaissance des dossiers, après m'être familiarisée avec le va-et-vient de l'organisme, les priorités et les feux à éteindre, j'ai bien l'intention de tendre des perches aux autres organismes qui œuvrent dans le même secteur que moi, pour voir la possibilité de créer des partenariats utiles aux organismes mais également à la clientèle que nous desservons», disait-elle.
Bien qu'elle ne travaille pas dans le domaine de la santé, Jacquie Richards a découvert à la lecture de documents que l'organisme a une liste d'attente de 44 noms et qu'il y a même une préliste d'attente. «Oui, je suis un peu surprise de cela mais d'un autre côté, cela constitue au beau défi pour moi, soit faire comme les ministres de la Santé… réduire les listes d'attente», imageait la nouvelle venue.
Pour réduire ces fameuses listes d'attente, Mme Richards devra faire de la promotion pour faire connaître son organisme et ses besoins. «Il est vrai que nous sommes à la recherche de bénévoles pour les jumelages et les autres fonctions au sein de l'organisme, mais il ne faut pas boucher les trous juste pour boucher les trous. Il faut prendre le temps de connaître nos bénévoles, découvrir leurs forces et les secteurs pour lesquels ils ou elles pourraient être plus utiles tout en vivant une expérience gratifiante. De plus, en travaillant avec les enfants, on se doit de jouer la carte de la prudence. On ne fait pas de jumelages pour causer des problèmes, mais bien pour aider les jeunes à s'épanouir», enchaînait celle-ci.
Financement et touche personnelle
Comme dans la plus des organismes à but non lucratif, l'argent est le nerf de la guerre. Les Grands Frères et Grandes Sœurs dépendent souvent du financement disponible, c'est-à-dire qu'ils vivent des montants recueillis lors d'activités ou encore de dons. «C'est sûrement un secteur dans lequel je vais m'investir à fond, car pour faire du développement, il faut avoir les ressources financière adéquates. C'est pourquoi ce secteur est tellement important si je veux conserver les acquis de l'organisme, perpétuer le même service à la population et surtout, créer de nouveaux projets», lançait Jacquie Richards.
En parlant de projets, la nouvelle directrice projette de passer à travers tous les dossiers de l'organisme pour vraiment connaître les tenants et aboutissants des choses. «Je suis consciente que je suis toute nouvelle en poste et qu'à ce titre je dois prendre le temps de m'installer. De plus, comme je remplace une personne qui était en poste depuis le début, il me faudra épouser sa philosophie, garder ce qui m'apparaît pertinent et tendre à installer ma touche personnelle au sein du groupe. Je suis chanceuse, j'ai déjà de bonnes collègues de travail et une équipe de bénévoles dévoués qui m'épauleront lors de la transition. Quand tu arrives en poste dans un nouvel endroit, c'est un plus de pouvoir compter sur un réseau bien établi et c'est ce que j'ai pu déceler dès mon arrivée», avouait cette dernière.
Questionnée sur les projets futurs de l'organisme, la nouvelle directrice nous regarde droit dans les yeux en disant : «Prendre le temps d'arrivée et de connaître les us et coutumes de l'organisme. Cependant, une fois que je serai au fait de tout le fonctionnement, il vous faudra faire une autre entrevue pour connaître les nouveaux projets», conclut en souriant Mme Richards.
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