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Le 27 octobre 2005

Journal de Cornwall

Les étudiants adultes francophones jubilent
De nouveaux locaux pour le CEFEO!

Par : Dennys Bélanger
Editeur : Journal de Cornwall

À l’étroit depuis le début des cours, dans des locaux trop petits pour sa clientèle, les responsables de l’éducation aux adultes francophones de Cornwall (CEFEO) ont inauguré en grande pompe leur nouveau site à l’ancienne école Ste-Croix. Plus d’espace pour mieux desservir les francophones de Cornwall et leur assurer un meilleur demain!

C’est le mercredi 26 octobre, dans le salon-cafétéria, qu’avait lieu l’inauguration officielle des nouveaux locaux de l’école francophone aux adultes de Cornwall. Pour l’occasion, on avait invité les gens des deux conseils scolaires qui pour cette réalisation ont mis de côté leurs différends pour travailler ensemble au bien-être de la communauté adulte francophone de Cornwall.

«Je me souviens très bien quand M. Parisien, directeur des bâtiments du CSDCEO, m’a téléphoné pour me dire : Céline, tu vas l’avoir ton école! Ma petite équipe et moi étions ravis et enfin soulagés de pouvoir donner à la population un endroit adéquat pour l’enseignement aux adultes», disait la coordonnatrice du nouveau campus Céline Lafrance, avec du feu dans les yeux.

Située, comme mentionné plus haut, dans les anciens locaux de l’école élémentaire catholique Ste-Croix au 124, rue Anthony, le nouveau campus répondra à une demande de plus en plus grande de la part des étudiants adultes de Cornwall mais aussi de SD&G.; «Notre nouvelle école n’est pas petite! Elle est même grande et cela est parfait pour nos plans d’expansion. Avec une telle superficie nous pourrons encore mieux desservir la population adulte et développer l’option jeunesse pour les adultes en devenir âgés entre 16 et 20 ans», ajoutait cette dernière, exténuée par la course contre la montre que représentait cette inauguration.

Présent à l’événement, Bernard Bareilhe, président du Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario, avait cette réflexion d’appoint concernant l’inauguration du nouveau campus, «Une école bâtit sa réputation, grâce à trois conditions gagnantes : la première, c’est la motivation des étudiants et des étudiantes; la seconde, c’est l’engagement du personnel enseignant et de soutien, et la troisième, c’est l’environnement propice à l’apprentissage. Aujourd’hui, la troisième condition vient compléter les deux autres dont nous avons pu admirer l’omniprésence depuis plusieurs années», disait ce dernier devant le personnel et les étudiants et étudiantes qui bientôt entreprendront cette grande aventure.

Pour sa part, le maire de Cornwall, Phil Poirier, comme d’habitude se disait ravi de l’ouverture d’un tel endroit. «Je considère cette ouverture comme une opportunité pour la communauté francophone de Cornwall. Plus les gens pourront évoluer dans un environnement bilingue, meilleure sera leur qualité de vie à tous les niveaux», lançait celui-ci.

Participant à cette inauguration officielle, Lyndsay Foley disait se souvenir encore comment c’était dans l’ancienne école, où il fallait faire attention pour ne pas parler trop fort par peur de déranger, maintenant cela est du passé. «Cela me fait vraiment comprendre la maxime qui dit que même si l’on tombe on peut toujours se relever, c’est une phrase qui désormais fait partie de ma vie», ajoutait cette dernière.

Sa compagne de classe, Islande Désira, exprimait pour sa part une grande fierté par ses propos. «Cela prend beaucoup de courage pour vouloir que les choses changent, mais quand on s’y donne à fond tous les rêves deviennent possibles», a-t-elle dit avec conviction.

Pour ce qui est des cours qui seront donnés dans cette nouvelle école, on parle de secrétariat, de comptabilité, d’informatique, d’éducation de la petite enfance, de préposé(e) aux services de soutien personnel et de boucherie.

Le mot de la fin de cette journée d’inauguration revient d’emblée à la coordonnatrice Céline Lafrance. «Les gens peuvent oublier ce que l’on dit, les gens peuvent oublier ce que l’on fait… mais les gens n’oublient jamais comment on les fait ressentir», a-t-elle conclu.



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