Le 10 décembre 2003
Destination PME
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| L’un des propriétaires de l’entreprise Alpacas of Newfoundland, Ed Huthings, est très heureux de prendre soin de ses alpagas.
Photo : Cathy Whitehead |
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Des alpagas à Terre-Neuve
Par : Sophie Roch
Depuis 1998, l’entreprise «Alpacas of Newfoundland» ne cesse d’attirer les curieux. Les alpagas de Cathy Whitehead et de son conjoint Ed Huthings attirent en moyenne 5000 touristes dans le village de Felix Cove, situé dans la péninsule de Port-au-Port, sur la Côte-Ouest de Terre-Neuve, chaque année.
Les alpagas sont les cousins des lamas, un animal qui a fasciné Cathy Whitehead dès qu’elle en a vu des photographies. « J’ai dit à mon conjoint que ce serait intéressant d’avoir un lama sur notre grand terrain de quatre acres et il m’a répondu que j’étais folle », dit-elle en riant.
Pourtant, cette douce folie s’est transformée en une véritable quête des cousins des lamas, les alpagas. Elle s’est rendue en Ontario et aux États-Unis afin de visiter de véritables fermes d’alpagas, puisqu’il n’en existait aucune en sol terre-neuvien.
Cathy Whitehead et son conjoint ont fait beaucoup de lecture et se sont informés auprès de gens plus connaisseurs.
Ils ont maintenant une quinzaine d’alpagas dont dix femelles et cinq mâles. Cinq femelles alpagas sont présentement enceintes. Et il y a eu trois naissances cette année.
Habituellement, les femelles sont vendues une fois enceinte, moyennant une somme d’environ 5000$. Le mâle se vend généralement entre 3000$ et 3500$ tandis que le mâle castré (que l’on garde seulement pour la fibre) se vend 1500$.
Les alpagas qu’ils gardent sont tondus une fois par année. Ils font mettre leur fibre en balles et les remettent ensuite aux douze tricoteuses à leur emploi. Ces dernières confectionnent des mitaines, foulards, chandails, chapeaux, gants, bas, etc.
Le couple vend ensuite les produits artisanaux dans une petite boutique aménagée, pour le moment, dans leur salon. « La fibre d’alpagas est quatre à six fois plus chaude que celle de moutons, informe Cathy Whitehead. Elle est plus douce, ne pique pas et est moins lourde. Les gens l’aiment beaucoup. »
La petite entreprise va bon train. Cathy Whitehead et Ed Huthings, également employés de la Gendarmerie Royale du Canada, avaient pour objectif de départ d’ouvrir un petit commerce en vue de bien utiliser leur temps à la retraite, soit l’an prochain pour son conjoint et dans huit ans pour elle.
À quand la vraie retraite? Pas de sitôt. « C’est un style de vie que nous adorons tous les deux et nous prévoyons continuer encore longtemps », conclut Cathy Whitehead.
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