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Publié le mercredi 10 juin 2009 | Mis à jour le mercredi 10 juin 2009

Rencontre de la Coalition bonjour Saskatchewan

Pierre-Guy Veer

Le 5 juin dernier se tenait un symposium sur la coalition Bonjour Saskatchewan. On voulait ainsi que les partenaires, toujours changeant, soient mis à jour avec les progrès de la campagne. On a aussi longuement discuté de sociocratie, le modus operandi de la coalition.

Contrairement à la démocratie, la sociocratie cherche le consensus; tout le monde doit être d’accord avec une décision. Selon l’exposé présenté par Denis Desgagnés de l’ACF, ce type de gouvernance permet aux décideurs (à tous, finalement) de pouvoir trouver une « zone de confort » dans laquelle ils peuvent s’installer. Ainsi, la dictature de la majorité s’efface et laisse place à une solidarité. Les verbo-moteurs et les gens plus gênés ont le même temps de parole, ce qui augmente la diversité des opinions. Aussi, les gens
de mauvaise foi – qui s’opposent pour s’opposer – semblent toujours finir par se rendre compte que leurs objections nuisent au groupe. Bref, on fonctionne comme un système de chauffage : on bouge ou on arrête selon la « température » des membres.

Une sociocratie fonctionne à voix haute. On choisit des représentants dans un tour de table, et chacun peut s’exprimer sur le choix. Ce fonctionnement crée une meilleure synergie; le groupe fonctionne avec l’énergie de tous ses membres, pas juste de quelques membres.

Bilan et révision

Un des buts principaux de la Coalition est de changer l’attitude des gens vis-à-vis la francophonie. Quand on disait le mot francophonie, plusieurs pensaient immédiatement à Trudeau et au Québec d’une façon très négative. Via les campagnes de pub, on espère convaincre les jeunes familles – la principale cible – que d’apprendre le français est un atout indéniable.

D’ailleurs, un autre but de la coalition est d’augmenter l’enrôlement des élèves dans les écoles fransaskoises et d’immersion et surtout, de les maintenir. Jusqu’à présent, ce point semble être un succès. Rita Denis, coordonatrice du projet, affirme que plusieurs organismes comme le SEFFA reçoivent un nombre plus important d’appels pour l’obtention de renseignements. Toutefois, où les gens ont pris leurs renseignements peut être difficile à déterminer.

Un autre but visé est l’augmentation de la participation aux activités francophones. D’après l’ACFR, les francophones urbains semblent un peu blasés des activités. Heureusement, les anglophones commencent à venir en grand nombre. Même si leur compréhension de notre langue est souvent limitée, ils font de gros efforts!

Toutefois, certains croient que la campagne Bonjour Saskatchewan a besoin d’être revue. En effet, certains organismes sont souvent pris au dépourvu; des non-francophones viennent les voir pour apprendre le français, mais ou bien ils n’ont pas les ressources, ou bien ils ne savent pas où rediriger les requérants! Selon eux, la campagne devrait miser plus que sur la promotion et offrir des ressources pour des cours de français, notamment.

D’autres croient que la structure a besoin d’allégement. En effet, bien que les dirigeants soient en contact avec la base (principe sociocratique de base), on croit qu’il y a trop d’étages, de comités. Comme toutes les décisions sont des consensus, le va-et-vient constant dans la structure cause des délais incessants. Sans compter que le comité ne semble pas se réunir plus de deux fois par année...

Enfin, certains croient que ne devraient pas chercher que des chiffres. Bien que Francofièvre attire quelque 2000 jeunes, on est en droit de se demander l’impact réel que ce concert a. Ne devrait-on pas viser un plus petit public, si cela a un meilleur impact?

Editeur : L'Eau vive


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