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Publié le jeudi 9 juillet 2009 | Mis à jour le mercredi 8 juillet 2009

Batoche : de « On s’garoche » à « On se r’garoche »

Michel Vézina

Ayant assisté à presque toutes les Fêtes fransaskoises (sauf trois et l’ancêtre « On s’garoche à Batoche” »), on m’a demandé de faire un bref commentaire sur cet événement qui a commencé il y a déjà trente ans.

Certainement, plusieurs choses n’ont pas changé : la jeunesse (petits, enfants, adolescents, jeunes adultes) est toujours très présente. Cette fin de semaine 2009, elle y était!

Le terrain se prêtait bien à séparer familles, plus vieux, adolescents, jeunes adultes; chacun dans leur secteur avec leurs activités préférées.

On pouvait aussi remarquer, comme dans le passé, les premiers amours, les rencontres inusitées, les nouveaux venus (c’est-à-dire ceux qui viennent pour la première fois) et ceux qui ne s’étaient pas vus depuis longtemps. Dans le fond, un petit air de ressemblance...

Côté camping, tentes et véhicules récréatifs (VR), sites d’hébergement de toutes sortes étaient de la Fête. Ce qui a changé, ce sont les modèles. Les VR sont plus gros, plus longs et démontrent une évolution dans la richesse de la communauté. Antennes paraboliques et gadgets techniques de toutes sortes étaient là. Évidemment, certains de ces véhicules avaient aussi vécu plusieurs fêtes précédentes, comme le démontraient leurs lignes moins aérodynamiques et un peu de fatigue sur l’extérieur. Même chose pour les tentes : les modèles sont plus ergonomiques, plus légers, prennent moins de place. Mais toutes servent surtout d’abri pour le dodo nécessaire.

Les spectacles, il y en avait pour tous les goûts, comme toutes les fêtes ont tenté de le faire. Au début, en 1979, on était plus acoustique. Aujourd’hui, Gould Vibration est indispensable pour brancher tous les instruments et permettre que leur son soit entendu le plus loin possible. Probablement que de l’espace, on peut repérer par le son où se passe exactement la Fête fransaskoise. L’Association jeunesse fransaskoise a fait preuve d’un choix judicieux de spectacles qui ont su plaire à la foule. Ils étaient dans la bonne vieille tradition des vingt-cinq premières fêtes.

Côté bouffe, au fil des ans, il y en a eu de tous les genres mais toujours d’excellente qualité. À nouveau, cela ne s’est pas démenti; les traiteurs Denis, de même que la cantine du site, ont satisfait tout le monde.

Des sites, il y en a eu partout en Saskatchewan : des grands, des petits, des plats, des vallonneux, des tentes, des édifices, des arénas, des toilettes mobiles, des milliers de kilomètres de câbles électriques... Le site actuel, celui de Batoche 2009, est certainement dans les meilleurs que la Fête a pu avoir : édifices récents, toilettes sur place, pas trop de problèmes avec l’eau et l’électricité, quelques tentes à monter (il y a eu un pépin avec la compagnie en charge des tentes, mais ce n’est pas la faute de l’AJF) et beaucoup d’espace. C’est à souhaiter que la Fête fransaskoise devienne permanente sur ce site enchanteur.

On pourrait faire beaucoup d’autres comparaisons. Les petits des premières fêtes sont maintenant parents avec des enfants et presque de jeunes aînés. Les parents de l’époque sont maintenant les grands-parents. Les leaders d’alors dans la francophonie ont presque tous passé le flambeau à une plus jeune génération. Aussi, à cause du trou de cinq ans sans Fête fransaskoise, le passage entre les âges, qui se faisait naturellement, a donné quelques chocs à certains qui ne se reconnaissaient plus, pensant appartenir aux générations précédentes, alors qu’ils sont dans les générations plus avancées en âge.

Mais, à retenir de tout cela : l’énergie, la vitalité et le dynamisme de la communauté fransaskoise étaient de la Fête fransaskoise.

À la prochaine!

Editeur : L'Eau vive


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