Le Conseil de la fédération se réunit à Regina
Pierre-Guy Veer
À l’occasion de sa ré.-u.nion estivale, le Conseil de la fédération s’est ré.-u.ni du 5 au 7 août dernier dans la Ville Reine. Malgré un manque de résolutions concrètes – plusieurs journalistes y ont trouvé un air de déjà vu – plusieurs points ont été discutés de façon fructueuse.
L’économie fut le point le plus crucial des discussions. À cause de l’adoption du Buy American Act, toutes les provinces souffrent de la fermeture des marchés de notre plus grand partenaire commercial. Les 13 premiers ministres ont unanimement appuyé leur homologue Stephen Harper, ainsi que son ministre du Commerce extérieur, Stockwell Day, dans leurs démarches pour que les États-Unis respectent leurs engagements commerciaux. S’ils faillissent à la tâche, « ils enverront un drôle de message au reste du monde », a remarqué Jean Charest, PM du Québec.
Bien que les provinces veulent une plus grande libéralisation des marchés, elles ne semblent pas vouloir corriger le tir des municipalités, qui menacent de jouer le jeu des É.-U. en favorisant les marchands locaux lors d’appels d’offre... Les PM profiteront de la ré.-u.nion de l’association nationale des gouverneurs (des États) afin de promouvoir les relations commerciales avec les É.-U.
Le commerce intérieur a aussi connu des avancées. Les barrières autres que les systèmes de gestion de l’offre tomberont sous peu. Également, les professionnels du secteur financier pourront circuler librement d’un océan à l’autre. Enfin, des discussions sur le mécanisme de résolution de différends entre gouvernements sont toujours en cours. D’ici la prochaine rencontre, chacun aura apporté des suggestions pour améliorer cet organe.
Aussi, et probablement au grand désarroi d’Ottawa, on s’est entendu que l’assurance-emploi (A.-E.) devait être modernisé. Présentement, les prestations sont accordées selon les critères de 58 régions (une ville peut parfois être divisée en plus d’une région). Ces divisions rendent l’accès à l’A.-E. inéquitable, selon les PM. Le nombre exact de régions reste à déterminer – l’Ontario en veut une seule, l’Ouest préfère trois –, mais Ottawa a maintenant de la pression pour changer l’accessibilité. Il aura aussi de la pression pour améliorer la formation; présentement, jusqu’à 0,8 % des cotisations peut être utilisé en formation. Plusieurs PM souhaitent dépasser ce plafond.
Enfin, les PM ont décidé de mettre l’accent sur l’innovation. En plus de rendre notre économie plus compétitive – on espère que le Canada aura le plus faible taux d’imposition aux entreprises d’ici 2012 parmi le G7 –, on veut la rendre plus verte. On souhaite : rendre les réseaux électriques plus efficaces et plus propres, notamment avec des réseaux intelligents; améliorer les technologies de captage et de séquestration du carbone; promouvoir les énergies vertes (solaire, éolienne, géothermique...); promouvoir les carburants moins polluants comme l’éthanol cellulosique.
Editeur : L'Eau vive
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