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Le 8 novembre 2007 Volume 12
Éducation postsecondaire

Étudier à l’extérieur du pays : une tendance qui s’accentue

Sophie Piché

Il est impossible d’ignorer que nous vivons aujourd’hui dans un monde de plus en plus influencé par la mondialisation. C’est pourquoi, à l’instar des institutions, les étudiants souhaitent s’internationaliser. Et afin d’attirer les jeunes dans leur établissement, les universités doivent maintenant offrir la possibilité de faire partie d’un échange international en Europe, en Amérique du Sud, en Asie ou même en Afrique. En effet, la nouvelle génération du postsecondaire désire voir du pays.

Du nombre des institutions qui ont mis en place un programme d’échanges, on compte l’Université d’Ottawa, et la popularité du programme ne cesse de croître. Depuis 1995, le Secteur du programme d’échanges internationaux du Bureau international (BI) à l’Université d’Ottawa travaille afin de faciliter la participation des étudiants à un programme d’échange sans délai dans leur programme d’études.

Le programme gère quelque 140 ententes de mobilité dans 40 pays différents, ce qui donne un choix très vaste aux étudiants.

« Il est devenu aujourd’hui l’un des plus populaires », constate Nicolas Verastegui, coordonnateur des étudiants sortants au programme d’échanges internationaux.

Le nombre de jeunes qui désirent compléter un semestre ou une année académique en pays étranger augmente sans cesse. Par exemple, en 2002-2003, le nombre d’étudiants qui participaient à un échange était de 76; cette année, le BI planifie envoyer 243 étudiants à l’étranger. Un autre objectif visé par le secteur est d’augmenter le nombre d’étudiants à 600 d’ici 2010.

« Les études à l’étranger sont un atout dans le marché du travail. Les étudiants deviennent intéressés à partir en échange pour développer de nouvelles perspectives académiques, culturelles et personnelles », indique M. Verastegui, en précisant que le domaine d’études n’est pas un obstacle à la participation d’un étudiant. « Certains ont poursuivi des études en arts en France, en droit au Mexique, en génie en Allemagne ou encore en sciences sociales en Suède. »

Malgré tous les avantages que cette expérience peut apporter, il ne faut pas oublier les nombreux défis qui attendent le participant à son arrivée au pays d’adoption. Le choc culturel peut jouer un mauvais tour aux jeunes qui sont d’abord attirés par l’exotisme du pays sans avoir bien réfléchi au fait qu’ils devraient y séjourner quelque temps. Face à la disparition des repères familiers, à l’emploi d’une langue étrangère et confrontés à un mode de vie complètement différent du leur, 10% des étudiants en situation d’échange ne sauront s’adapter au pays d’accueil et choisiront de retourner chez eux. Mais malgré cela, la majorité s’adaptera très bien et vivra une expérience mémorable.

Comment participer

Avant de participer à un échange, l’étudiant a plusieurs étapes à franchir. Il doit notamment répondre aux critères d’admission. S’il satisfait à tous les critères, il peut alors entamer le processus et compléter le formulaire de demande de participation tout en incluant les nombreux documents requis (relevé de notes officiel, lettre de motivation, lettre de recommandation, preuve de compétence linguistique, etc.) Il doit aussi payer les frais de scolarité de son institution au Canada avant de partir, payer son propre billet d’avion et assumer les frais d’hébergement et nourriture. Bref, le processus peut être long et exigeant.

« En tout, cela dure près d’un an mais je ne veux pas décourager personne. Je revivrais toutes ces étapes 10 fois pour refaire mon échange car ça vaut la peine! », témoigne Patrick Revie, un étudiant qui a étudié à Lyon, en France, il y a quelques années.

Pour lui, un échange international est l’occasion de plonger totalement dans une nouvelle culture. « J’étais tellement dans un nouveau milieu que j’apprenais de tout. Si ce n’était pas un nouveau mot de jargon français, c’était un nouveau fromage, le nom d’un joueur de foot, l’histoire de Lyon ou d’un musicien français, espagnol ou italien. »

Et si Patrick avait une recommandation à transmettre à un étudiant, ce serait de sauter sur l’occasion. « Si vous pensez faire un échange, allez-y! C’est une expérience merveilleuse mais n’oubliez pas d’y aller avec l’esprit ouvert. »


Editeur : Association de la presse francophone


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