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Le 8 novembre 2007 Volume 12
Éducation postsecondaire

Les études supérieures accessibles à tous

Marie-Pier Dufresne

Il y a plusieurs années, les études supérieures étaient réservées à la haute société. Aujourd’hui, presque toutes les universités du Canada offrent la chance à leurs étudiants de poursuivre leurs études jusqu’à la maîtrise ou au doctorat.

La doyenne adjointe et secrétaire générale de la Faculté des études supérieures et postdoctorales (FÉSP) de l’Université d’Ottawa, Margaret Moriarty, insiste sur le fait que des études supérieures ouvrent des portes sur une quantité infinie de postes dans le monde du travail.

D’après elle, les étudiants à ce niveau se préparent à une carrière stimulante et très bien rémunérée. Elle précise néanmoins que ces études ne sont pas uniquement bénéfiques sur le plan professionnel.

« C’est important surtout pour l’individu concerné. En poursuivant des études supérieures, on approfondit un sujet ou un domaine qui nous intéresse. On relève des défis de toute sorte, surtout sur le plan intellectuel mais aussi sur le plan personnel. On découvre d’autres pays, d’autres cultures, d’autres façons de vivre ».

Mais à quel prix?

S’inscrire au deuxième ou au troisième cycle universitaire implique des frais de scolarité qui varient entre 2 000$ et 14 000$ par année. Les étudiants ont donc besoin de très bonnes ressources financières pour la durée de leurs études.

Christine Faubert, étudiante au doctorat en santé des populations et coordonatrice du Comité d’action local (CAL) du secteur Vanier, avoue qu’elle n’aurait certainement pas continué jusqu’au doctorat sans bourses d’études.

« Les études supérieures sont ouvertes à tous mais à condition que la personne ait un appui financier », continue Mme Faubert.

« Mes ressources financières ont été les bourses d’études. Ces bourses m’ont motivée, car je savais que sans elles je ne pourrais pas continuer mes recherches », enchaîne-t-elle.

Margaret Moriarty appuie Mme Faubert à ce sujet. Elle explique que plusieurs programmes d’aide financière sont sur pied dans les universités canadiennes.

« Des bourses basées sur le mérite, des appuis financiers basés sur le revenu et des allocations de recherche donnent accès aux études supérieures, quels que soient les moyens financiers de l’étudiant », affirme Mme Moriarty. « La capacité intellectuelle est un critère primordial ».

De plus, la poursuite des études a obligé Christine Faubert à modifier son style de vie. Les sacrifices sont énormes et la charge de travail est considérable mais, elle ne regrette rien.

En effet, les sacrifices en valaient la peine, car lors de ses études au doctorat, elle a eu la chance d’élargir ses horizons et son réseau de contacts. Ces connaissances n’ont cessé de se multiplier, car selon elle, les études supérieures offrent l’opportunité de faire de la recherche autonome et d’observer sur le terrain.

Les études supérieures à l’université viennent également retarder l’entrée sur le marché du travail puisque l’on estime que la moyenne d’âge des diplômés du doctorat est de 27 ans. De plus, les étudiants sont souvent obligés d’occuper des emplois à temps partiel afin de consacrer plus de temps à la recherche et à l’étude.

Par contre, comme l’indique Christine Faubert, il est toujours possible de se trouver un emploi rémunéré qui est directement lié à la thèse de recherche. Elle trouve le poste de coordonatrice du CAL. Cet emploi lui permet aussi d’apprendre et d’observer directement sur le terrain. C’est d’ailleurs grâce à cet emploi qu’aujourd’hui, elle se sent prête à entrer sur le marché du travail avec un montant minime de dettes.

Des données de Statistique Canada de 2003 révèlent que les revenus des diplômés universitaires sont plus élevés que le revenu moyen dans un ordre approximatif de 60%; ce salaire compense à court terme le coût des études.

« Le fait de retarder l’entrée sur le marché du travail comporte des risques, mais ces risques sont largement compensés par les bénéfices sur les plans monétaire, professionnel et personnel », conclut la doyenne adjointe de la FÉSP.


Editeur : Association de la presse francophone


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