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Le 8 novembre 2007 Volume 12
Éducation postsecondaire

Quoi de neuf dans nos institutions?

Danny Joncas

À chaque année, les institutions d’enseignement postsecondaire offrant des programmes et services en français introduisent des nouveautés. Plusieurs changements ont été observés au moment de la rentrée scolaire de septembre 2007. Voici, en rafale, quelques-unes de ces nouveautés.

Le Collège Boréal rénove

On a noté plusieurs modifications récentes aux locaux du Collège Boréal dans diverses régions de l’Ontario.

Dans un premier temps, le Collège Boréal a inauguré des installations à London. L’institution devait absolument déménager, le nombre d’inscriptions étant passé de 21 au moment de l’ouverture, en 2003, à 454 en 2006-2007.

Les installations du Collège Boréal sont maintenant situées au centre commercial Galleria. On y retrouve entre autres une salle de réunion, un laboratoire informatique et deux salles de cours.

Par ailleurs, plus au nord, le Collège Boréal a inauguré son Centre de ressources pour éducateurs et éducatrices francophones. Situé à New Liskeard, ce centre offre diverses ressources (livres, manuels de référence, vidéos) au corps professoral et à la clientèle inscrite au programme d’éducation en services à l’enfance ainsi qu’aux intervenants qui oeuvrent dans ce domaine.

Enfin, le Collège Boréal obtenait, à la fin de l’été 2007, un octroi de 7,5 millions de dollars du gouvernement ontarien pour la construction d’un nouveau campus à Timmins.

Un baccalauréat en nutrition

Depuis septembre 2007, l’École des sciences des aliments, de nutrition et d’études familiales (ESANEF) de l’Université de Moncton offre un nouveau programme de baccalauréat en nutrition. Selon les exigences de ce nouveau programme, les étudiantes et étudiants doivent compléter des stages durant leurs années universitaires afin d’acquérir toutes les compétences requises par les Diététistes du Canada.

Ces habiletés pratiques serviront dans plusieurs domaines reliés à la nutrition, que ce soit au niveau du service alimentaire, de la nutrition clinique ou encore de la nutrition communautaire.

Ça bouge en Nouvelle-Écosse

L’Université Sainte-Anne propose cette année deux nouveaux programmes susceptibles de jouir d’une forte popularité en plus de combler certaines lacunes sur le marché du travail en ce qui a trait au personnel bilingue.

Dans un premier temps, l’Université Sainte-Anne offre la possibilité de compléter un baccalauréat en service social. Sous la direction de Janelle Comeau, ce programme contribuera à atténuer la pénurie de personnel en service social que l’on observe au sein des communautés francophones en situation minoritaire.

Par ailleurs, à son campus d’Halifax, l’Université Sainte-Anne offre son nouveau programme d’agent de bureau gouvernemental bilingue. Le programme comprend notamment une composante linguistique en plus d’un stage de travail rémunéré d’une durée de 16 semaines qui pourrait éventuellement mener à l’obtention d’un emploi au sein de la fonction publique fédérale.

Programme unique à Régina

Depuis septembre 2007, l’Institut français et la Faculté des arts de l’Université de Régina offrent conjointement un programme unique au pays, soit un baccalauréat en études francophones.

« Le bac en études francophones est une fenêtre ouverte sur un monde de possibilités. La demande croissante à l’échelle nationale et internationale de professionnels bilingues est un avantage incontestable pour les futurs diplômés. Les perspectives d’emplois sont innombrables et les secteurs d’intervention très variés. L’obtention d’un diplôme en études francophones peut s’avérer un tremplin vers la fonction publique fédérale, le développement culturel ou communautaire et bien d’autres », promeut l’Institut français de l’Université de Régina.

Plusieurs cours permettront aux personnes qui s’inscrivent à ce programme de mieux comprendre la francophonie canadienne et internationale en plus de choisir une concentration parmi l’histoire, l’anthropologie et l’ethnologie, la littérature et la linguistique.

Protection et sécurité aéroportuaire

En collaboration avec l’Administration canadienne de la sûreté du transport aérien (ACSTA), La Cité collégiale offre depuis septembre 2007 le premier programme d’études collégiales en protection et sécurité aéroportuaire.

D’une durée de 30 semaines, ce programme permettra aux gens qui le complètent de travailler par la suite dans les aéroports canadiens, que ce soit dans le préembarquement des passagers, dans la vérification des bagages et des effets personnels, dans le contrôle et la direction des usagers en transit ou encore dans l’exploitation des systèmes de détection d’explosifs et des matériaux prohibés dans les avions.

La formation en question comprend un volet théorique qui insiste sur les lois et les règlements spécifiques à l’aéronautique et la sécurité dans les aéroports. Le volet pratique rend quant à lui les personnes inscrites aptes à utiliser de l’équipement à la fine pointe de la technologie.

« Cette première au Canada représentera pour l’ACSTA une initiative et une association très profitables. Ce programme sera pour nous une excellente source de candidats aux postes d’agent de contrôle qui sont soucieux de la protection et de la sécurité en général et motivés à faire carrière dans ce domaine », se réjouit Jacques Duchesneau, président et chef de la direction de l’ACSTA.

Informatique : on ne suffit pas à la demande

Un récent rapport du Conseil des technologies de l’information et des communications (CTIC) du Canada établit que le Canada aura besoin de quelque 89 000 informaticiens au cours des quatre prochaines années afin de répondre à la demande du marché. Ainsi, d’ici 2010, on prévoit que 31 000 postes devront être comblés et que 58 000 nouveaux postes seront créés. On précise aussi que ces emplois offrent des conditions salariales relativement bonnes.

Station météorologique au Campus Saint-Jean

Le Campus Saint-Jean de l’University of Alberta dispose depuis janvier 2007 d’un nouvel outil dont tirent avantage les étudiantes et les étudiants inscrits au cours des sciences de la Terre et de l’atmosphère. Il s’agit d’une station météorologique qui provient des États-Unis. À Edmonton, les deux autres institutions qui possèdent un instrument de mesure des données météorologiques du genre sont l’aéroport municipal et l’aéroport international.

Du nouveau à la Faculté de foresterie

La Faculté de foresterie de l’Université de Moncton, campus d’Edmundston, a conclu une entente de collaboration avec le Centre de foresterie de l’Atlantique (CFA) du Service canadien des forêts (SCF) au cours de la dernière année. Selon les termes de cette entente, les chercheurs des deux parties impliquées collaboreront davantage à des projets de recherche liés au développement de la foresterie et à son application.

La Laurentienne à Madagascar

L’agence canadienne de développement international (ACDI) a octroyé un million de dollars à l’Université Laurentienne de Sudbury afin qu’elle réalise un projet d’une durée de cinq ans visant à renforcer les capacités d’enseignement et de recherche à l’Université de Fianarantsoa, de la République Madagascar, afin de mieux équiper le pays dans sa lutte contre le sida et le cancer du col de l’utérus. Le projet sera géré par l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC).

« Les programmes de partenariats entre universités, comme celui financé par l’ACDI, permettent à notre institution et nos professeurs de s’illustrer à l’échelle internationale, tout en contribuant de façon positive au développement durable de la planète », souligne Liette Vasseur, vice-rectrice associée à la recherche à l’Université Laurentienne.


Editeur : Association de la presse francophone


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